La Vogalonga… ah c’est du boulot !

Ramer sur la lagune c’est bien … mais justement il faut ramer !

Ou pagayer.. oh bon ça va !

Pour moi un bateau doit avant tout avancer avec le vent… ou le soleil … m’enfin, là, y a pas, il faut pousser sur la pagaie. Donc : ENTRAINEMENT !!!

Alors ça commençait mal, samedi tempête sur l’Auvergne, baston, 30 noeuds de vent … pas moyen de naviguer à Naussac…Dimanche la scoumoune : je me lève de ma chaise et crac lumbago ! Aïe plus moyen de bouger…

Lundi toubib et anti inflammatoire … Hum y’a bon Naproxène sodique générique de l’Apranax.

Mardi la carcasse refonctionne ! Direction Naussac, objectif ramer 10 bornes pour commencer.

Et bingo c’est fait !

Ah merde c’est du boulot la Vogalonga… La suite le week end prochain.

Et tiens il y a même un peu de rab. Ah non de d’là j’ai encore dépassé le plan comme au bon vieux temps de l’URSS !!!

 

 

Objectif Vogalonga 2012 !

Ouh là !!!

Voilà que je me suis inscrit pour cette épreuve que nous avions faite avec Marie en 2007 avec le Klepper. Cette fois ce sera avec le Yakkair.

Donc besoin d’entrainement, direction Naussac… Pas de bol pour la première tentative près de 30 noeuds de vent dans la rafales, le lac fumait !

Pas question de mettre les voiles… Donc plus de 30 km à se fader sur la lagune et dans Venise.

Brafougne et pétole : le rassemblement de Pareloup…

L’histoire pourrait s’écrire « au commencement ils se sont connus sur Internet puis un jour ils se sont rencontrés au bord de l’eau, alors leurs rendez-vous se multiplièrent … »

Voici donc quelques échos de la dernière rencontre des amis de ces étranges petites embarcations à voile, sans voile et même désormais à propulsion solaire !

Cette fois, c’est sur le lac de Pareloup dans l’Aveyron que la représentation a eu lieu…

Au fil du temps la bande s’agrandit où plutôt s’enrichit de nouveaux personnages, de nouveaux talents, de nouveaux bateaux. A présent la joyeuse clique des kayaks et canoës à voile et sans voile c’est un peu comme le Cirque de Moscou avec un grand effectif et des troupes différentes selon les différentes représentations.

Dans le genre Pareloup n’a pas manqué à la tradition et s’est révèlé un grand cru !

Les hommes d’abord (mais non Maryline ne fait pas la grimace, d’abord Marie Noëlle a fait une apparition et les « hommes » c’est l’homme l’espèce humaine en général) … et il faut dire qu’en matière d’espèce il y en avait de bien beaux spécimens.

Honneur d’abord à notre Marcel préféré qui était à l’initiative de la rencontre. Inutile de le présenter on le connait c’est l’homme qui vous scie en long des planches à voile en moins de deux et vous concocte des trimarans vraiment trop marrants en deux coups de tournevis.

Le Claude, nourrit au biberon dès sa tendre enfance dans le milieu du kayak par tonton Marcel, emplit sa voiture à chaque rassemblement d’outils et de matériaux divers pour améliorer, rafistoler, optimiser son « P’tit Marcel » son kayak à voile dont le dernier avatar vient tout droit de Pologne. Claude l’insatiable, Claude qu’on arrête jamais et qui nous en a encore fait une belle cette fois ci… mais patience on y vient un peu plus tard.
Après tu trouves Roro… Lassé des gros bateaux des naufrages au large des côtes, de la survie en radeau, des sauvetage par les cargos et autres hélitreuillages voilà qu’il s’est converti au kayak. Mais plus organisé, plus méticuleux, plus chiadé que Robert … non, tu trouves pas. Roro il a tout dans son bateau, mais « tout » ce n’est pas le bazar, non, tout ce qu’il faut pour naviguer, bivouaquer, camper, réparer, manger, soigner (à mon avis il doit avoir le matos pour t’opérer de l’appendicite dans un bras de l’Orénoque en cas de problème).

Et dans le sillage de Roro (voir devant dans les descentes) la douce Maryline qui dans ce grand cirque  de Pareloup représentait bien seulette la gente féminine.

Jacques et Daniel, les tontons flingueurs, dans le fond plus amateurs de vins de Loire que de whisky, mais attention ! Méfie, parle pas de Chinon devant eux mais plutôt de Saumur, sinon tu risques de les agacer et de te faire escagasser au passage…

Et puis Michel, le gentleman rameur, archéologue sous marin avec un accent du sud qui nous a ramené un peu de soleil dans les premiers jours de pluie.

Charles son éternelle bonne humeur et son matos d’enfer. Super sa nouvelle combinaison sèche, naturellement il y avait toujours des pas malins pour le surnommer « la balise » avec sa belle couleur jaune mais te casse pas Charles, c’est rien que des jaloux et des foireux.

Jean-Marie était venu de Bordeaux avec son canoë-prao mais le mauvais temps du samedi l’a conduit à renoncer, dommage nous aurions bien voulu voir naviguer ce joli bateau…
Ensuite Gégé, le Gérard qui arrive de Toulouse en moto dans le froid et la pluie, qu’on à récupèré gelé et transi, en pointillé, et qu’on a du mettre à égoutter dans la baignoire quand il est arrivé le pauvre.

Et pour finir mais je l’avais gardé pour la fin, Marcel nous avait dégotté une recrue de choix pour compléter la bande : Christian, «Monsieur Christian », devrais je dire parce lui son canoë il ne marche pas à la voile (quoique), pas à la pagaie (quoique) non, il marche au soleil !!! Inventeur génial et modeste (comme tous les grands hommes) voilà bien un sacré lascar qui vient révolutionner notre petit monde de voileux et de rameurs avec son engin solaire.

Alors les bateaux :

On retrouve les Nautiraids de Robert et Maryline, les Kleppers de Charles et de votre serviteur, le sit on top de Michel qui ne veut pas entendre parler de voile, le tromaran de Marcel, le nouveau kayak pliant de Claude made in Pologne, le canoé Old Town des Tontons flingueurs et enfin le Photon le canoë ou plutôt les canoës solaires de Christian.

Et la navigation dans tout ça ?

Ceux qui sont arrivés le vendredi ont pu profiter du soleil mais  samedi la pluie était au rendez vous. Malgré cela bien équipés, nous avons pu faire quelques ronds dans l’eau.
Samedi plus de pluie mais une forte brise, limite pour nos petits bateaux.

Claude y va naturellement et je l’accompagne. Le ciel est gris, il ne fait pas chaud et on a même un petit clapot qui nous secoue pas mal. Bast ! On arrive quand même à naviguer et ayant avancé mon plan de dérive le bateau remonte mieux au vent, bref on s’amuse bien. Le froid surtout au main me fait renoncer et c’est au moment où je remonte mon bateau sur la berge que Marcel s’écrie tout à coup quelque chose du genre : « Merde y a Claude qu’a chaviré ! »


Alors ni une ni deux, je remets le bateau à l’eau et je fonce sur Claude que je distingue à peine. Quand j’arrive enfin près de lui il est à cheval sur sa coque retournée et tente de pagayer. Je le dépasse et réussis à peu près « la manœuvre de l’homme à la mer » pour arriver le plus près de lui et saisir une remorque. La côte n’est pas très loin mais ça tire dur sur la corde que je tiens à la main après l’avoir enroulée en partie autour de moi. Et c’est alors que je fais une connerie, j’envoie mon foc qui était enroulé, le bateau accélère la tension sur la corde est plus forte et celle-ci me glisse entre les mains.
Au moment où je fais demi tour pour tenter de reprendre la remorque, le vent forcit de nouveau pas moyen de virer, je suis obligé d’empanner mais je m’éloigne de Claude, je suis obliger de choquer au maximum, les voiles claquent, mon écoute de GV se barre, bref me voici en cacahouète à mon tour. Un coup d’œil me permet de voir que Claude n’est plus loin du rivage, poussé par le vent. Je décide alors de rejoindre le bord pour l’aider à sortir son bateau, retourné et plein d’eau. Entre temps, j’aperçois soulagé les copains qui arrivent par la terre. Comme par hasard cet endroit est plein de cailloux et je maintiens mon bateau à flot pour remettre de l’ordre et repartir. Finalement les copains m’aident à mettre le bateau au sec et nous sortons le bateau de Claude à son tour.

Miracle pas trop de casse, le bateau lui-même n’a rien, seul son gréement est un peu chahuté et le mat cassé. Nous chargeons les bateaux sur la remorque de Marcel que tracte la voiture de Marilyne et retour au camp de base.
Fin de la navigation pour le dimanche …

 

Lundi soleil enfin, un petit vent finit même par se lever. Nous pouvons enfin voir fonctionner et naviguer le bateau solaire de Christian.

Ah c’est impressionnant ! Le tout marche parfaitement dans le silence et le calme.Il faut dire que Christian ne s’est pas contenté de faire des ronds dans l’eau, sa dernière navigation l’a conduit sur le Danube qu’il a descendu en cinq semaines jusqu’à la mer Noire ! Ah j’avoue que ce drôle de bateau me fait sérieusement gamberger !!! Au fond le vent c’est bien également la conséquence de l’énergie solaire ? Alors pourquoi s’embêter avec toutes ces ficelles ces voiles qui claquent, ces dérives qui encombrent ???

Dommage nous n’aurons pas vu naviguer le prao de Jean-Marie …