Golbasi, lac près d’Ankara. 2003-05-04 00:00:00 -1150 visites
Ankara capitale de la Turquie moderne se situe bien loin de la mer…
Pourtant au sud de la ville le lac de Golbasi offre un joli plan d’eau. Sauvage jusqu’à ces dernières années, ses abords sont en passe d’être aménagés. Et c’est là que l’Increvable va débuter ses navigations à la voile en Turquie.
Le kayak est monté prêt à partir !Nous embarquons avec Benjamin dans une trouée des roselières. Vous noterez le pavillon turc envoyé à tribord, pavillon de courtoisie !Et le vent est bien établi sur le lac !
Ramer, pagayer, certes, c’est sympa et certainement obligatoire pour certaines navigations… Mais naviguer à la voile c’est tellement mieux !
J’ai commencé par un bricolage à base de pagaie et d’un morceau de spi…
Alors direction le site de Klepper qui propose deux types de gréements
– un modèle dit dérivant, destiné à naviguer poussé par le vent, la voile est « ficelée » sur une pagaie.
– un modèle plus élaboré avec mât, bôme, dérives, grand voile et foc…
Je me décide pour ce type de gréement, je contacte KWA à Lyon et je profite du retour en France pour les vacances de Toussaint d’un collègue qui me rapporte le tout à Ankara.
… et le kayak est devenu voilier !
… pour l’instant sur la terrasse de l’appartement d’Ankara…
…
A partir de ce jour, toutes les navigations allaient s’effectuer à la voile, sauf 4 ans plus tard lorsqu’il s’agira de participer à la Vogalonga à Venise. Mais comme dit Monsieur X : n’allons pas trop vite !
Ça passe ou ça casse … Descente de la KIZILIRMAK -1336 visites
Il était temps d’essayer le bateau…
Direction la Cappadoce, Avanos et le fleuve rouge : traduction littérale de KIZILIRMAK.
Au printemps j’avais déjà descendu le fleuve sur un canot raft, c’était la fin de l’hiver, il y avait beaucoup d’eau et quelques passages tumultueux.
Là c’était différents, moins d’eau, moins de courant et surtout nous allions descendre en aval d’Avanos là où la rivière est plus calme.
Nous avons embarqué à la sortie d’Avanos, pour cette première descente. Benjamin et Maïgari avait embarqué.
Il y avait peu d’eau et au passage de certaines gravières, le bateau raclait le fond mais tout allait bien.
Et puis nous arrivé au niveau d’une chute d’eau un peu plus forte, c’était juste sous un pont et tous les copains étaient en haut qui filmaient la scène.
Je me souviens de mes dernières paroles : « ça passe où ça casse ! »…
J’ai senti la structure du bateau se déformer, des chocs violents sous le bateau, des secousses, de l’eau qui éclabousse partout et arrivé en bas… c’était cassé, le bateau prenait l’eau, la peau était percée…Fin de la première navigation…
C’est à Ankara que j’ai réparé le bateau, j’ai fais venir de chez KWA un kit de réparation, rustine, pièces collages…. La structure avait un peu souffert, le couple n°5 était un peu abîmé, je l’ai redressé, consolidé à l’araldite. Depuis cette date l’ensemble tient le coup…
Et c’est ainsi qu’a été baptisé l’Increvable …Port d’attache Avanos.
…
La Cappadoce figurait parmi nos destinations favorites pour nous évader d’Ankara. À quelque 300 kilomètres par la route, l’escapade restait relativement accessible dans un pays aussi vaste que la Turquie, où le moindre déplacement peut rapidement prendre des allures d’expédition.
Située au cœur de l’Anatolie centrale, la région doit sa renommée à ses paysages spectaculaires, façonnés par des millions d’années d’érosion. Le tuf volcanique y a été creusé, découpé, sculpté en vallées profondes et en formations rocheuses aux silhouettes improbables. Les plus célèbres, les fameuses « cheminées de fées », sont devenues l’emblème de la Cappadoce.
Mais derrière ces paysages de carte postale se cache un territoire autrement plus riche, où l’histoire, la géologie et les traditions se mêlent. Et, comme nous allions le découvrir, la Cappadoce réserve aussi quelques surprises à ceux qui choisissent de l’explorer autrement que par les circuits touristiques habituels…
La Cappadoce …Avanos est la ville des potiers
Nous descendions alors à la Kirkkit pension chez Osman à Avanos une ville est célèbre pour ses potiers.
Bon, ben voilà, c’est troué…
La réparation :
Le Klepper y laisse des plumes… et son capitaine quelques vertèbres !
Le kayak avait sérieusement morflé. Il faut dire qu’un kayak pliant, aussi robuste soit-il, n’a jamais été conçu pour crapahuter entre les rochers d’une rivière en eau vive. Et ce jour-là, le Klepper allait découvrir les limites de son invulnérabilité…
Pourtant, tout avait plutôt bien commencé. Les premiers kilomètres de descente s’étaient déroulés sans incident notable. Certes, la coque avait parfois frotté un peu trop intimement quelques cailloux, mais rien de bien inquiétant. Le bateau encaissait, son équipage aussi. Bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes nautiques.
Jusqu’à ce fameux rapide.
Un passage sous un pont, sur lequel tous les copains s’étaient installés aux premières loges. Excellente position pour assister au spectacle. Nettement moins confortable pour celui qui allait en être l’acteur principal !
Au franchissement du rapide, j’ai immédiatement senti que quelque chose ne tournait pas rond. Toute la structure du Klepper avait été violemment secouée. Les cailloux, certainement. Mais je reste persuadé qu’un vilain morceau de ferraille, tapi sous l’eau, avait également participé à l’opération. Car pour perforer ainsi la peau du bateau, il fallait autre chose qu’un simple galet mal intentionné.
Fin de la navigation. Rideau.
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, la contrariété allait avoir des conséquences inattendues sur le capitaine. Entre l’émotion et la rage d’avoir esquinté mon fidèle Klepper, je me suis déclenché un superbe lumbago !
C’est donc plié en deux — un comble pour le propriétaire d’un kayak pliant — que j’ai regagné Avanos, tandis que les copains se chargeaient de hisser le blessé sur la voiture.
L’art de recoller les morceaux
Heureusement, le kayak pliant possède un avantage considérable : il se répare relativement facilement. Et contrairement à ce que pouvait laisser craindre la violence du choc, les dégâts sur la structure restaient limités.
Seul le couple n° 5 avait véritablement souffert. Un redressage, un peu d’Araldite, et le voilà remis en état. Une réparation suffisamment solide pour que je continue à naviguer ainsi pendant plusieurs années, avant de finalement remplacer le couple par une pièce d’origine Klepper.
Restait le plus délicat : la peau du bateau.
Une belle déchirure qui aurait pu signer la fin de la carrière de notre navigateur anatolien. Mais Klepper avait prévu ce genre de mésaventure et proposait un kit de réparation que j’avais pris soin de faire venir de France.
Une pièce soigneusement collée sur la blessure, un peu de patience, et le tour était joué.
Vingt-trois ans plus tard, la rustine est toujours là !
Pas la moindre voie d’eau depuis cette réparation. Pas une goutte. Comme quoi, avec un peu de colle et quelques morceaux de caoutchouc, on peut parfois faire mieux que certaines réparations de chantier naval.
Quant au lumbago du capitaine, il a heureusement disparu depuis longtemps. Dommage qu’on ne puisse pas réparer les dos avec de l’Araldite aussi facilement que les kayaks !
Et voici le deuxième article ressorti des méandres du web !
Le début – 10135 visites
L’Anatolie aux collines de paille. Le chant des muezzins, avec pour seules vagues le relief hittite. La mer, pardon les mers étaient lointaines… une grosse journée de route.
J’en avais marre.
Plus près il y avait des rivières et des lacs et la furieuse envie de naviguer dessus.
Alors cet été là, à Lyon, chez Kwa j’avais acheté mon Klepper.
Le plus beau des kayaks pliant.
Trois sacs … même pas de suppléments de bagages, merci Turkish Airlines et voilà le bateau arrivé en Turquie.
Auparavant nous l’avions essayé sur le barrage de Villerest dans la Loire, suivi d’une descente du fleuve en amont de la retenue jusqu’à Roanne. A ce moment le kayak n’avait pas encore de voile…
Les garçons descendent la Loire entre le barrage de Villerest et Roanne ou nous les récupérons au port .
Si le lac est un plan d’eau paisible, la Loire après le barrage retrouve quelques velléités de courant. Mais, bon, on ne parle pas de rapides !
Ouh là ! des rapides !
KWA c’était le magasin de kayak à Lyon ou j’avais acheté le Klepper. D’abord situé sur les quais du Rhône, ils ont ensuite déménagé à Saint Priest pour fermer définitivement en 2018.
Lorsque nous avons pris l’avion, je me souviens de la tête du préposé de la douane derrière sa vitre.
Quoi ? vous avez un bateau ? Mais il est ou ce bateau ?
Ben là … Et je lui désigne les trois sacs posés près des valises.
Et le voyage s’est déroulé sans histoire, j’ai bien récupéré mon esquif à Ankara. Pour ne pas faire d’histoire j’ai déclaré que c’était du matériel de camping. C’est passé crème…
Quand une vieille base MySQL recrache des histoires de navigation oubliées…
Ici débute mes recherches archéologiques numériques et pliantes..
Impossible aujourd’hui de retrouver la date exacte de naissance du Blog du kayak pliant, la plus vieille trace que je trouve c’est 2002. A cette époque je gérais le premier site internet de l’AS Maraudeur. Une aventure numérique qui m’avait également conduit à créer LVT – Les Voiliers Transportables.
Trois sites, trois projets indépendants, mais une même passion pour les petites embarcations et les navigations qui vont avec.
En 2002 nous résidions en Turquie à Ankara.
Deux années plus tard, changement de cap. De retour en France à La Rochelle, je lançais un blog personnel, baptisé Cahier Journal, et décidais peu après de regrouper une partie de mes publications sous un même toit. Le Blog du kayak pliant perdait alors son autonomie pour devenir une simple rubrique de ce nouvel ensemble. Le tout premier article qui débute le blog « cahier journal » est en date du 11 avril 2006 à 18:03:00.
C’est précisément cette rubrique que je viens de retrouver au cours de mes fouilles archéologiques dans les profondeurs de ma vieille base de données MySQL.
Et puisque les archives ont parfois du bon, voici, exhumée intacte, la présentation qui l’accompagnait à l’époque :
titre : le blog du kayak pliant
descriptif : Voyages concentriques plutôt à voile et un peu à la pagaie…
texte : Des lacs d’Anatolie aux rivages Atlantiques, des canaux de Venise aux arches de Chenonceaux, des conches marais poitevin aux lacs du Limousin, carnet de voyages et de balades nonchalantes d’un petit kayak à voile…
Voici donc le premier article du blog du kayak pliant que j’extrais de la base MySQL… Je vais suivre l’ordre chronologique des articles de la base, en sautant les articles qui ne concernent pas le sujet qui nous intéresse.
Au commencement… (1674 visites)
Naviguer, naviguer partout…
Et d’abord dans sa tête.
C’est bien… mais naviguer vraiment c’est quand même mieux !
Ici commence le livre de bord et le carnet de voyage de l’Increvable kayak pliant au long cours …
Photo prise le 11 août, 2002 le kayak a deux jours ! Sur le lac de Villerest près du pont de Presle.
Première navigation sur la Loire sur le barrage de Villerest
…
À cette époque, nous vivions à Ankara en Turquie, mais nos vacances d’été nous ramenaient régulièrement en France, plus précisément à Joeuvres, dans la propriété de mes beaux-parents, au bord de la retenue du barrage de Villerest, près de Roanne, dans la Loire.
Nous sommes à la mi-août 2002 et l’heure du retour vers la Turquie approche. Mais cette année-là, le programme avait connu quelques modifications. Marie ayant été victime d’un accident de cheval, nous n’avions pas fait le voyage en voiture. Conséquence inattendue : notre brave Klepper allait devoir rejoindre l’Anatolie par la voie des airs !
Ah ! Une dernière précision avant de poursuivre. Vous aurez sans doute remarqué que je qualifie le Klepper d’« increvable ». Pourtant, à ce stade de notre histoire, notre embarcation n’a pas encore reçu de petit nom.
Il faudra patienter jusqu’au troisième épisode pour découvrir les circonstances qui lui vaudront ce qualificatif. Et croyez-moi, ce n’est pas simplement une formule publicitaire empruntée au catalogue du fabricant !