Premiers bords pour Venexiana 5

C’est sur le lac du Der que nous avons pu tester notre nouveau bateau.

C’est toujours un grand plaisir de retrouver les copains sur ce magnifique plan d’eau. Cette année le beau temps était au rendez-vous. Au fil de ces dernières années nous avions maints fois subi des météos maussades, mêlant pluies, vents forts et même de la neige !

Cette fois, tempête de ciel bleu, un fond d’air restant frais mais agréable et un vent léger, « un temps de demoiselles ».

Juste ce qu’il nous fallait pour tester tous les réglages de ce bateau que son précédent constructeur et propriétaire, Yves, avait soigneusement peaufiné au fil des années.

Un vent très léger qui nous évité de trop recourir aux avirons, sauf pour la sortie du port.

La mise à l’eau avec notre charriot 4X4 et deux autres Silmaril
La sortie du port : gros avantage par rapport au Skerry, Marie peut barrer et diriger le bateau – photo E. Gut
Avec le spi en voile d’avant – photo Lionel Baudoin
L’équipage au complet, Marie a conservé la barre durant ces trois jours me permettant de peaufiner les réglages … sous la surveillance de Raoul ! – Photo Lionel Beaudoin
Ici on constate que l’on a changé de voile d’avant : c’est le foc du gréement que j’avais acheté quand il était question de construire le nouveau bateau. photo Emmanuel Conrath

Donc un bilan très positif sur l’eau. Le seul problème est venu de la remorque. Le choix d’un charriot de mise à l’eau à le grand avantage de supprimer les manoeuvres de cale avec la voiture. Le problème vient des roues positionnées trop en arrière ce qui amène trop de poids sur l’avant. On résolvait la chose avec le Skerry en faisant ripper le bateau sur la remorque pour positionner les roues à peu près au milieu du bateau ce qui permettait une manutention facile. Avec le Silmaril, plus lourd, l’utilisation de l’ancien charriot de mise à l’eau embarqué du Skerry et placé à l’avant du charriot transforme celui-ci en 4X4 qu’il suffit de pousser ou de tirer avec des efforts moindres.

J’avais procédé à des essais de dépose et de remontée du bateau dans la cour à la maison et tout fonctionnait à une seule personne. Cette fois, si la dépose remorque attelée à la voiture s’est faite sans problème, nous avons eu du mal pour la remontée. En fait, l’opération doit se réaliser remorque dételée pour profiter du timon cassant.

Problème résolu de retour à la maison avec quelques modifications sur le chariot et la mise au clair des séquences de dépose et remontée du bateau sur la remorque routière en jouant sur la casse du timon.

Et pour finir, voilà P’tit Truk, c’est le nouveau nom de Pirate du Rhône. Yves a fait tout ce qu’il convenait pour profiter du Skerry au maximum : chasse au poids, plus de bancs, mat carbone, nouvelle voile… Le résultat est au rendez vous et nous sommes très contents de notre échange de bateaux !

Lien vers plus de photos de Terre et Der 2026

Un joli Doryplume est à vendre

Pour raison de santé un copain vend son Doryplume. C’est un superbe petit bateau pour pratiquer la voile aviron.

Le sister/brother ship du bateau en vente (ici sur le lac de St Point)…

Description :

Description : 4,55m l: 1,20m En trés bon état , toujours entreposé au sec dans un box, Foc et GV de marque Tonnerre (1+5 m2 ) GV supplémentaire de marque Incidences 4m2 Une paire d’aviron , Accastillage : chaumards, tolets polis en bronze massif.

Remorque routière de marque Satellite 250kg ,roues 13 », en très bon état: essieu et moyeux de roues jamais immergés Prêt à naviguer , aucun travaux à prévoir. 3700 Euros

Annonce à voir sur le Bon Coin.

Un bijou !

Venexiana 5

Mon travail de peinture avait bien commencé mais, hélas un coup de froid est venu perturber le processus. J’ai donc du attendre que la température remonte pour achever ce relooking de Venexiana cinquième du nom.

Concernant la couleur. Désireux de marquer une différence entre oeuvres vives et oeuvres mortes et pas très motivé à l’idée de devoir retourner la coque j’ai opté pour une carène conservant le vert d’origine et du blanc pour le reste tout en laissant le carreau de bois vernis.

Ne pouvant plus trouver la peinture International bi composant et sans me lancer dans des recherches compliquées j’ai choisi une peinture résistante pour l’extérieur. Je pourrai facilement réparer les inévitables éraflures et si au bout du bout il s’agit de refaire une peinture, je crois que je m’adresserai à un professionnel.

Premier travail ponçage des clins 1, 2 et 3

La grosse difficulté était de tracer une ligne de flottaison à peu près réaliste…

Donc on y va pour un côté et ensuite il s’agit de retrouver les mêmes cotes sur l’autre bord ! Pas évident sans retourner la coque !

Et ensuite va y Jeannot c’est parti pour plusieurs couches…

Première couche…

Tout s’est à peu près bien passé pour le blanc, j’arrivais à bien incliner le bateau sur la remorque.

Le problème est survenu avec le carreau. Malgré le masquage, de la peinture avait bavée et il restait toujours des traces de vert à la limite du clin. Bref de ponçage en vernis j’en suis venu à tout poncer le bois puis à le teindre en palissandre, c’est à dire une couleur plus foncée qui au final ne ressort pas si mal… J’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois poncer, vernir, décaper, reponcer, revernir…

Comme je l’indiquait au début la chute de la température est venue compliquer les choses.

Donc après la pose du lettrage que j’ai choisi en vert pour rappeler la carène, voici le résultat final :

Pendant la période de froid, j’en ai profité pour peaufiner mes manoeuvres de dépose du bateau de la remorque de route au chariot de mise à l’eau (et vice versa) afin de faciliter au maximum la manutention. Je pense être arrivé à un résultat satisfaisant en rajoutant quelques aménagements et accessoires.

Ce sera l’objet d’un prochain billet sur ce blog.

Ligne de flottaison

Suite à mon idée de peindre Venexiana 5 en « bicolore » c’est à dire avec des oeuvres vives délimitées par la ligne de flottaison, se pose le problème de tracer celle ci.

Un contributeur avisé soulève néanmoins le point suivant : « pas forcément facile de trouver la limite entre les deux couleurs car la ligne de flottaison est variable sur un Silmaril en fonction du remplissage des ballasts… »

Donc première solution, scruter et analyser toutes les photos de Silmaril pour tenter de voir où se situe la flottaison.

Deuxième solution, se référer à « la bible » c’est à dire au site Arwen Marine d’Emmanuel (on ne dira jamais assez combien toutes les photos et documents présents sont précieux !)

Donc la page intitulée « Projet Silmaril » fournit pas mal d’indications :

Position de la flottaison – (image Arwen Marine)

Emmanuel indique : « Ce profil montre la position du ballast, en vert, sur les cotés du puits de dérive. Le dessus des réservoirs est au niveau de la flottaison, comme sur Gandalf.« 

Plus loin nous lisons : « A 404 kg de déplacement, seule la pointe du tableau affleure l’eau, donnant une coulée arrière très fluide.« 

Plan à 404 kg de charge situant la ligne de flottaison. (photo Arwen Marine)

Je pense donc que je vais me référer à ces côtes qui montrent un bateau en pleine charge et si les ballasts sont vidés et l’équipage réduit je devrais me résoudre à un look de cargo à vide !