Peinture…

La peinture du Skerry était encore bonne mais des rayures sur la sole méritait bien un coup de barbouille !

Ponçage, scotch sur la ligne de flottaison, dosage de la peinture bi composant et c’est parti. Pas de diluant n°9, l’acétone fera l’affaire.

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Oui mais voilà, j’en avais préparé un peu trop et j’ai commis la bêtise de vouloir tout utiliser, résultat des coulures à l’arrivée et une journée de ponçage pour rattraper le coup…

Bref la peinture c’est peu un comme l’aviron … c’est pas tout à fait mon truc !

Sur le fleuve en automne.

Un petit bout de fleuve par une belle journée d’automne.

Cela commence par une cale encore embrumée, les petits bateaux que l’on prépare et une navigation paisible qui débute en souquant sur les avirons.

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Le courant est paresseux mais il nous porte vers le sud.

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Les rives défilent en douceur derrière le rideau des arbres on entend parfois le grondement d’un train qui remonte la vallée.

Au premier coude, la gloriette du château d’Ampuis émerge dans la verdure.

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L’automne commence à peine à roussir feuillages d’automne de l‘île du Beurre qui se reflètent dans le fleuve.

Derrière les arbres une lône, un bras de la rivière, serpente dans la forêt refuge de nombreuses espèces sauvages.

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Encore quelques coups de pelle et c’est l’escale au port des Roches… Pause casse croûte !

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Et comme le vent se lève et qu’il souffle du sud, le retour s’effectue à la voile au portant, pour un retour tranquille vers le point de départ.

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Décidément l’aviron c’est pas encore tout à fait mon truc…

Je vous raconte l’affaire !

Si le samedi à Vouglans dans son écrin de verdure avait été une journée paisible avec un temps que l’on pourrait qualifier de » temps de demoiselle », il en a été tout autrement du dimanche !

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L’ami Claude nous avait prévenus : ça va souffler !

Eh bien oui… ça a soufflé !

Oh pas un ouragan, pas un coup de vent, non, une belle brise bien établie et de bonnes bouffes ! Nos petits Skerry ont vaillamment supporté le choc, un ris dans la voilure. Heureusement il a fait beau et comme dit la chanson, la  Marie Joseph est un bon bateau ! Oui, le soleil et la douceur de l’air ont bien atténué les paquets d’eau reçus sur la figure. Toujours est-il qu’au bout d’un moment, nous avons décidé de retourner à la base.

Je vous passe sur le Skerry qui part au planning et qui parcourt en un rien de temps tout le terrain gagné laborieusement au près dans la brise… Toujours est-il que nous voici en un éclair revenus devant le ponton de départ.

Grosso modo, le vent nous pousse vers la terre. Qu’à cela ne tienne, nous décidons d’affaler et de terminer aux avirons.

Seulement voilà.. Eole est taquin, le clapot facétieux et je me retrouve à batailler avec ces sacrés bouts de bois mort qui me refont le coup de la toute première sortie au lac du Der, à savoir, un, ficher le camps des dames de nage et deux, les dites dame de nage de se barrer des tolets… bref un tantinet panique à bord !

Heureusement, j’ai cette fois ma petite pagaie qui me permet de faire face au sens premier du terme, c’est-à-dire de regarder où je vais pour aborder. Il faut avouer que pagaie ou pas, le vent nous pousse vers le rivage…

Nous touchons terre sans casse et descendons du bateau. Chouette nous sommes arrivés à bon port !

Et là ….

Et là,  je m’aperçois qu’une des rames manque à l’appel. Et que vois-je ? La dite pelle qui flotte allègrement à une vingtaine de mètres du rivage !

Bof… vu le vent elle va bien finir par toucher terre toute seule ! Il suffit de suivre la côte pour la cueillir à l’arrivée.

J’abandonne donc le bateau aux soins de Marie et me voilà qui commence à crapahuter le long de la berge escarpée pour rejoindre ce fichu aviron qui vient d’entamer une croisière autonome.

Débute alors un périple qui va durer, durer… Je parcours dix mètres, attends la rame qui semble se rapprocher de la terre. Puis encore dix mètres. À chaque fois la rame donne l’impression de venir vers moi en suivant une trajectoire, au début  favorable ,mais qui finit par devenir parallèle à la côte… Et vogue le petit navire…

Je suis désormais à bonne distance du du point d’arrivée.

Oh, elle n’est pas loin la garce ! Mais nous voici bien isolés, pas un un seul bateau que je pourrais héler.

Elle n’est qu’à une dizaine de brasses mais je me dégonfle pour aller la chercher à la nage. De mauvaises pensées me viennent : foutu plan d’eau, foutus avirons, m’en vais installer un moteur diesel…

Et puis finalement je finis par arriver sur une zone de falaises, infranchissable à pied .Je dois me résoudre à voir filer mon aviron qui continue sa route tranquillement vers le bout du lac.

Trente cinq kilomètres qu’ils ont dit les copains… Mince …

Je me résous à faire demi tour et crapahute de nouveau, la mort dans l’âme sur la berge pour retrouver les amis et mon canote que je retrouve sagement amarré au ponton.

Heureusement le vent est un peu calmé. Il ne reste plus qu’une solution, repartir avec le bateau pour récupérer la rame fugueuse.

Comme Marie vient à peine de se sécher des embruns reçus j’embarque avec Benoît qui du coup a bien envie d’essayer ce petit Skerry.

Il ne nous faudra pas longtemps, poussés par un vent encore  vigoureux pour rattraper la fuyarde qui a fini par toucher terre au ras de la falaise.

Un premier passage, nous virons,  remontons au près et descendons à sec de toile au ras du mur. Incroyable comme, sans un brin de voile, nous avançons  vite le long des rochers !

Nous finissons par saisir la rame, hissons et retour à la base : à la voile !

Moralité :

Cette fois je vais prendre le taureau par les cornes et attacher les pelles de manière pérenne aux dames de nage. Quant à celles-ci, le petit dispositif que j’avais installé pour éviter qu’elles ne sortent des tolets… n’était pas en place !

Je vais donc revoir tout ça et reprendre l’entrainement aux avirons avec du vent…