Festivoiles 2023

Bon alors on va parler du plus petit des grands rassemblements de voiles-avirons : Festivolies.
Bien sûr les vrais marins qui aiment se faire chier avec la marée, la vase, les courants, les glapissements de biniou préféreront l’océan, l’ouest, la Bretagne et les chapeaux ronds. Faut dire que ça vaut le coup ! Le golfe du Morbihan, une merveille du monde, les abers, les îles tout ça c’est pas de la gnognote… Oui, mais bon quand on habite dans le sud, la Bretagne c’est loin…
Alors l’Aveyron.
Quoi l’Aveyron ? Tu veux dire l’aviron qui nous mène, mène, l’aviron qui nous mène en rond ?
Meuh non ! L’AVEYRON ! Le lac de Pareloup, planqué quelque part dans un coin de France, au milieu des collines, en dehors de l’autoroute. Si tu descends vers le sud sur l’A 75, à un moment faudra mettre le clignotant à droite et t’enfoncer dans le haut pays.


Bon bref, Pareloup, le lac.

Un camping génial qui fleure bon l’odeur de club, tu sais celui que tu as fréquenté dans ta jeunesse, des monos, un zozo, des catas des Optimists des dériveurs, un local avec des grosses gamelles pour faire la tambouille les grands jours.
Un camping normal aussi avec des emplacements ombragés, des sanitaires mieux qu’à la maison, bref la convivialité et le confort.
Et puis Festivoiles.

Un couple, Elodie et Vincent, est aux commandes. Bon ces deux là s’ils n’existaient pas il faudrait les inventer ! OK, d’accord, ils ne sont pas seuls, le club, les monos, les campeurs…
Questions participants, on retrouve des bateaux connus, on fait connaissance avec d’autres, des petits des plus gros mais tous de fichus beaux barlus ! Des voiles avirons…Et puis surtout les équipages !
Alors s’en suivent comme à Woodstock, trois jours de bonheur de voile et d’amour…
Du vent, oui, limite brafougne avec des bascules de folies. On s’en fout, l’essentiel c’est de tous se retrouver pour le pique-nique sur une plage dans un bras éloigné du camping, là-bas, très loin au fin fond du lac. Au bout du monde !

Deux Skerry à Pareloup : Naïma et Pirate du Rhône – crédit photo D’Jack


Pas de pertes, tout le monde est là pour le taboulé d’Elodie et le cubi de rosé (qui fait pas le malin).

Bref, pour qui possède un petit bateau avec des voiles et des avirons, Festivoiles demeure la bonne case à cocher pour passer un chouette moment avec des copains dans un cadre idéal au cœur du bel été aveyronnais.

Naïma

Naima ou Naïma (en arabe نعيمة) est un prénom féminin arabe, signifiant « douce et délicieuse », ou « douceur du paradis ».
Pour moi c’est le nom d’un des plus beaux Skerry que l’on peut croiser sur les plans d’eau « où ça navigue « . Élégance et efficacité ne sont pas antinomiques….


Si on l’examine de près, le bateau n’est pas rutilant, c’est un barlu qui s’est usé sur de longs bords de brise, alors que moi comme un couillon, je continuais de scruter la météo au bistro… C’est un bateau qui a souffert, un mat cassé au lac du Der, il y a quelques années… on y était ! Mais quelle élégance sur l’eau avec sa corne, son foc, nonchalant dans le temps de demoiselle, efficace et redoutable dans la brafougne.

Naïma le plus beau des Skerry avec sa coque noire et sa flottaison blanche !

crédit photo D’Jack (sur le lac de Pareloup pour Festivoiles 2023 )

Rassemblement « les voiles du bassin de Thau »

Jean Marie Vidal fait partie de ces navigateurs mythiques qui ont peuplé mes rêves quand j’étais ado… L’époque de la mythique transat quand traverser la mare aux harengs relevait encore de l’exploit. Il finit 3ème de cette course sur Cap 33 en 1972 derrière Alain Colas et son Manureva et Jean Yves Terlain sur  Vendredi 13…

C’est dire que recevoir un courrier de ce grand navigateur en réponse à ma demande de renseignements pour le rassemblement des voiles de l’étang de Thau constitue pour moi un grand plaisir et un honneur !

Bonjour

Ce message pour confirmation du rassemblement « Les Voiles du Bassin de Thau » cette année au mois de juin.

De manière très synthétique, je peux vous exposer le pourquoi et le comment de ce projet.

Investi depuis des années dans tout l’éventail des activités nautiques (à l’échelle locale, régionale, nationale ou internationale), languedocien d’origine et de cœur, je suis un militant passionné qui cherche à développer une culture, un esprit et une image plus maritime de ma région, de mon département.

Observateur attentif de ce qui se passe ailleurs, l’exemple de ce que sait faire la Bretagne, le Finisterre en particulier, m’inspire souvent quelques idées.

En l’occurrence, je constate que ce département a su parfaitement marier l’histoire, le patrimoine maritime avec sa culture artistique, culinaire, et j’observe à quel point un événement tel que « La Semaine du Golfe du Morbihan » a su fédérer la population locale tout en déclenchant un intérêt touristique très important, qui dépasse ses frontières.

( voir le site « Les Voiles du Golfe du Morbihan »)

Le Bassin de Thau présente diverses caractéristiques qui permettent de le comparer au Golfe du Morbihan : plan d’eau fermé et protégé, avec un caractère identitaire très marqué et de petits ports sur son linéaire littoral qui ont su garder taille et âme humaine.

Bien évidemment cette comparaison doit être conduite avec modestie, la taille de notre Bassin de Thau est plus réduite, mais je ne suis pas persuadé que nos produits locaux ne soient pas au moins aussi nombreux que ceux du Finisterre : huitre, moule, tielle, rouille, macaronade, brasucade, les fritures, les moules et encornets farcis, les vins, le Picpoul, le muscat, nos chants occitans, nos barques traditionnelles, la catalane, la nacelle….etc.

 Le projet était donc trouvé : susciter sur ce plan d’eau, en s’appuyant sur les villages portuaires qui l’entourent, un regroupement nautique avec des voiliers de caractère, de taille modeste et raisonnable afin de respecter l’environnement naturel auquel les professionnels que sont les ostréiculteurs et conchyliculteurs sont à juste raison très attachés.

Par ailleurs, de la même façon que les bretons ont su créer un rassemblement des premiers bateaux de plaisance, les « Muscadets », dessinés par un architecte de chez eux, Philippe Harlé , nous voulons nous aussi mettre en avant un bateau du premier temps de la plaisance, le « Trident 80 », dessiné par un régional Daniel Tortarolo et construit chez nous en Languedoc

Ainsi donc, pour cette première édition d’une manifestation que nous voulons pérenne, nous nous appuyons essentiellement sur le village de Marseillan comme port base, même si nous irons visiter durant les quatre jours de cette opération les autres ports de la lagune.

Je précise que le programme sera adapté en fonction de la météo et des potentiels de vitesse des bateaux

J’ai oublié de vous dire que le nom choisi pour ce rassemblement était « Les Voiles du Bassin de Thau », la mention du nom du Bassin étant pour nous obligatoire.

Nous avons obtenu un début de communication média dans les supports véliques (Voile Magazine et Voiles et Voiliers), La Gazette de Montpellier a prévu un article d’information, nous avons fait avec Christian Dorques (Président de la Voile latine à Bouzigues) un enregistrement à Radio Lengadoc.

Une page Face book a été créée et un site internet est en cours de réalisation.

Je suis à votre disposition pour vous fournir plus de détails si nécessaire, et restant dans l’attente je vous prie de recevoir l’expression de mes meilleures salutations.

Jean Marie  VDL

Sur l’étang de Thau avec le Klepper  en mai 2014 avec Marcel et son orchestre !