Premier test du moteur hb sur le Klepper

Disons le tout net ce premier test a été concluant.

essaimoteur

Un premier galop d’essai sur le Rhône a permis de valider l’installation.

Un gros bémol cependant, la batterie n’était pas assez chargée. En fait je ne sais pas trop quel est son état et comme elle a dû rester longtemps déchargée celui-ci ne doit pas être fameux.

C’est une 100 A/h et je l’avais rechargée avec un vieux chargeur, sous dimensionné.

Assez cependant pour faire quelques ronds dans l’eau, remonter le Rhône à deux dans le kayak mais sur une courte distance… faute de carburant !

Le positionnement de la batterie, en long devant le pilote, est correct, pas de problème pour accéder aux pédales du palonnier.

Étapes suivantes :

  • finaliser un dispositif de remontée du moteur (c’est en bonne voie),
  • ajuster le système de fixation du boitier de commande (peanuts !),
  • acheter un bon chargeur,
  • et éventuellement une batterie !

Croisière sur la Vorgine

Jeudi soir, invité par la Métropole de Lyon dans un cadre professionnel sur la péniche « La Vorgine » qui accueille habituellement des groupes d’enfants sur le Rhône et la Saône pour la découverte et l’étude des écosystèmes de nos deux belles rivières.

Un aller et retour du quai Leclerc sur le Rhône à l’île Barbe, occasion de redécouvrir notre ville, capitale des Trois Gaules, avec un nouveau regard, depuis le fleuve et la rivière.

Et puis en fin de soirée… une rencontre.

Les disques de Jean Michel Jarre, enfin les vinyles, je dois les avoir tous, ou à peu près…

Oxygène… Qui ne connait pas ?

Et bien nous avons eu la chance de faire la connaissance, non pas du musicien mais d’un autre artiste, Michel Granger, l’auteur des pochettes des disques…

Document unique ! Michel dédicace un de ses ouvrages pour un ami !

Une belle rencontre avec le peintre de la Terre …

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Pirate du Rhône ?

Tiens au fait, pourquoi mon dernier bateau s’appelle-t-il « Pirate du Rhône » ?

Mes autres bateaux ont eu pour nom :

Brocéliande (Fireball), La Marie-Charlotte (Topper Cruz), le Citron 2 (Laser), Ondine (Primaat), Mary Ann (Vaurien), Raspoutine (Maraudeur), Octobre Rouge (Maraudeur) et puis la série des Venexiana (jusqu’au 4) (Trident 80, Etap 22i, Trapper, Blue Djinn).

Skerry 33 aurait pu s’appeler Venexiana 5…

Non, s’ il prend le nom de Pirate du Rhône c’est en référence avant tout  à ce fleuve que nous aimons tout particulièrement.

Pourtant les amateurs de flibuste seront déçus… Pirate du Rhône désignait en réalité des pêcheurs braconniers du fleuve…

Le film documentaire de 1933 de Jean Aurenche et Pierre Charbonnier nous fait revivre cette histoire…

On peut également citer le premier roman de Bernard Clavel paru en 1957 avec le titre éponyme .

Le livre raconte  lui aussi la vie de ces pêcheurs  et leur désarroi quand le fleuve sauvage se retrouve canalisé par les grands travaux de la CNR, la compagnie nationale du Rhône…

 

Skerry 33 change de nom et de pavillon …

Le weekend dernier fort tempétueux avec des pointes à 40 nœuds n’avait pas été propice pour un premier examen du gréement… Je m’étais contenté d’un bon nettoyage avec l’aspirateur histoire d’éliminer le restant de sable breton qui collait encore au fond du cockpit.

Donc cette fois les conditions étant plus clémentes au boulot !

Mais l’objet de ma première attention c’est la remorque. Au départ de Guérande j’avais bien noté qu’un roulement était HS. Heureusement la traversée de la France s’était passée sans histoire mais en prenant le soin de ne pas rouler trop vite et de vérifier régulièrement que le moyeu ne chauffait pas trop.

Donc démontage du moyeu pour extraire le roulement effectivement fichu.

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En fait pour finir je démonte l’essieu pour faire changer les deux roulements par un professionnel.

Alors le bateau…

Pas de « lézard » il est nickel ! Pour l’instant rien à revoir. J’ai bien dans l’idée d’intégrer le moteur électrique en in board mais on verra ça plus tard …

Alors en attendant la principale modification sera le nouveau nom et le nouveau pavillon…

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Skerry 33 battant pavillon breton devient « Pirate du Rhône » battant pavillon du lyonnais !

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Chronique d’une balade annoncée (10) : au rapport !

C’est donc samedi matin de ce weekend prolongé de Pentecôte que je me suis lancé avec mon attelage chargé à bloc, histoire de voir si l’ensemble tient le coup sur la distance.

Quand je dis chargé à bloc, c’est bien le cas car je outre le kayak son équipement, la logistique de randonnée (tente, couchage …) j’embarque plusieurs jours de vivre plus appareil photo, téléphone, batteries de secours … Au total l’ensemble dépasse les 60 kg !

Juste arrivé au bord du Rhône avec le montage initial de la glacière sur le bidon…

C’est beaucoup, beaucoup trop mais c’est un test… et qui peut le plus …

Départ de la maison avec une descente bien raide pour rejoindre la Viarhôna la piste cyclable qui longe le fleuve.

Si l’objectif est bien de tester l’ensemble sur route, je comptais bien effectuer une partie en navigation également…

Hélas ! Le vent du sud est fort, trop fort levant un fort clapot contre le courant…. Ce type de vent je le connais bien et sur l’eau c’est la galère assurée : il faudrait pagayer comme un malade pour essayer de descendre un peu… Bernique j’ai déjà donné, surtout avec un bateau chargé et le fardage des bagages embarqués. Je renonce donc à la navigation mais ce n’est pas grave car l’objectif est de rouler…

Sitôt la piste rejointe les ennuis commencent : le chargement de la glacière qui contient la bouffe ne tient pas. J’ai dû le percher sur mon bidon comme on voit sur les photos sinon cela me gène pour pédaler… Je tente une première modification en ficelant la glacière sur la remorque… mais la solution ne me convient pas : je dépasse alors allègrement les 40 kg de charge utile de la remorque.

Essai de placer la glacière sur la remorque

Certes celle ci semble encaisser la surcharge sans broncher mais je préfère trouver une autre solution et finalement je parviens à poser la glacière directement sur le porte bagage en intercalant mon bidon (qui contient les papiers, le téléphone, les batteries…) entre la glacière et la tige de selle ce qui me permet de pédaler sans difficulté et sans accrocher la glacière avec mes pieds.

Cette fois le chargement sur le vélo tient bien !

Une fois cet aménagement réalisé tout baigne et je peux me lancer. Je suis sur terrain plat mais avec 20 noeuds de vent en rafale dans le paf…Néanmoins je maintiens sans difficulté une cadence de pédalage qui me procure une vitesse de progression  satisfaisante.

Autre satisfaction les cales pieds que j’ai adaptés aux pédales d’origine du Brompton se révèlent efficaces et bien adaptés.

 

Donc j’enquille les kilomètres le long du Rhône : Saint Michel, Chavanay, Saint Pierre de Boeuf, Serrières (où je fais une pause pour casser la croûte) puis je continue toujours sur la Viarhôna, Saint Rambert, Andancette et me voici à Saint Vallier.

Il n’est pas trop tard dans l’après midi je décide de continuer vers le sud direction Tournon. Manque de bol à la sortie de Saint Vallier je loupe la Viarhôna et me voilà embarqué sur la 88. La route est plus pentue que la piste et surtout il y a pas mal de circulation… C’est néanmoins un bon test puisque je progresse sans trop de difficulté… avec toujours le vent dans le nez !

Pour finir je décide m’arrêter un peu avant Tournon dans un camping « l’Iserand » à Vion où nous avions fait étape avec Marie il y deux ans quand nous avions descendu le fleuve, elle en voiture et moi en Yakkair.

Super Camping, je recommande ! Propre ombragé nickel au niveau des sanitaires avec une piscine (que je n’utilise pas !).

Donc montage de la tente et farniente pour finir la journée à bouquiner tranquille… pas trop fatigué, tout va bien !

La tente…

Dans le sens de la remontée, juste avant le barrage d’Arras : je me demande s’il y a beaucoup de canoës qui remontent le fleuve ! (panneau indicateur qui signale le barrage)

La suite est facile à deviner après une bonne nuit retour sur la viaRhôna cette fois jusqu’au pied de la colline de Saint Michel où l’appelle pour que l’on vienne me chercher : pas question de grimper la côte avec mon barda … mais la pente est sévère…

Piste et fleuve…

Conclusion de cet essai :

Au total un petit peu moins de 100 km en deux jours, effectués sans grosses difficultés mais sur un terrain relativement plat avec il est vrai un très fort vent dans le nez le premier jour.

Il est donc possible de trimballer toute une logistique en rappelant que j’avais volontairement chargé la mule !

Si l’ensemble des bagages parait bien calés je vais néanmoins réduire le transport de bouffe, supprimer la glacière que vais remplacer par un sac à l’avant du vélo (le T bag de Brompton devrait faire mon affaire). J’aurais ainsi plus de facilité pour grignoter et boire en route, consulter une carte ou sortir le téléphone.

Le T bag, sac de randonnée de Brompton

Une remarque qui n’a rien à voir avec mon essai, c’est l’état calamiteux de la piste à certains endroits avec les racines des arbres qui gondolent la chaussée : on se fait secouer le panier à crottes !

Le Brompton et la Chubby n’ont pas bronché, à voir sur un temps plus long mais sûr, c’est du bon matos !

Le hic serait une grosse bosse à franchir … il faudrait pousser l’attelage et cela ne serait pas  de la tarte…

En ville et même sur la route avec la circulation tout va bien. Bon rien de bien étonnant dans tout ça mais j’ai ma réponse : une rando vélo/kayak en autonomie sur plusieurs jours est possible, reste à optimiser encore le poids mais je ne suis pas loin de ce que je voulais !

La suite maintenant cet été sur la Loire …

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