Archéologie numérique du kayak pliant – épisode 2

Et voici le deuxième article ressorti des méandres du web !

Les garçons descendent la Loire entre le barrage de Villerest et Roanne ou nous les récupérons au port .

Si le lac est un plan d’eau paisible, la Loire après le barrage retrouve quelques velléités de courant. Mais, bon, on ne parle pas de rapides !

Ouh là ! des rapides !

KWA c’était le magasin de kayak à Lyon ou j’avais acheté le Klepper. D’abord situé sur les quais du Rhône, ils ont ensuite déménagé à Saint Priest pour fermer définitivement en 2018.

Lorsque nous avons pris l’avion, je me souviens de la tête du préposé de la douane derrière sa vitre.

  • Quoi ? vous avez un bateau ? Mais il est ou ce bateau ?
  • Ben là … Et je lui désigne les trois sacs posés près des valises.

Et le voyage s’est déroulé sans histoire, j’ai bien récupéré mon esquif à Ankara. Pour ne pas faire d’histoire j’ai déclaré que c’était du matériel de camping. C’est passé crème…

Archéologie numérique du kayak pliant – épisode 1.

Quand une vieille base MySQL recrache des histoires de navigation oubliées…

Ici débute mes recherches archéologiques numériques et pliantes..

Impossible aujourd’hui de retrouver la date exacte de naissance du Blog du kayak pliant, la plus vieille trace que je trouve c’est 2002. A cette époque je gérais le premier site internet de l’AS Maraudeur. Une aventure numérique qui m’avait également conduit à créer LVT – Les Voiliers Transportables.

Trois sites, trois projets indépendants, mais une même passion pour les petites embarcations et les navigations qui vont avec.

En 2002 nous résidions en Turquie à Ankara.

Deux années plus tard, changement de cap. De retour en France à La Rochelle, je lançais un blog personnel, baptisé Cahier Journal, et décidais peu après de regrouper une partie de mes publications sous un même toit. Le Blog du kayak pliant perdait alors son autonomie pour devenir une simple rubrique de ce nouvel ensemble. Le tout premier article qui débute le blog « cahier journal » est en date du 11 avril 2006 à 18:03:00.

C’est précisément cette rubrique que je viens de retrouver au cours de mes fouilles archéologiques dans les profondeurs de ma vieille base de données MySQL.

Et puisque les archives ont parfois du bon, voici, exhumée intacte, la présentation qui l’accompagnait à l’époque :

  • titre : le blog du kayak pliant
  • descriptif : Voyages concentriques plutôt à voile et un peu à la pagaie…
  • texte : Des lacs d’Anatolie aux rivages Atlantiques, des canaux de Venise aux arches de Chenonceaux, des conches marais poitevin aux lacs du Limousin, carnet de voyages et de balades nonchalantes d’un petit kayak à voile…

Voici donc le premier article du blog du kayak pliant que j’extrais de la base MySQL… Je vais suivre l’ordre chronologique des articles de la base, en sautant les articles qui ne concernent pas le sujet qui nous intéresse.

Photo prise le 11 août, 2002 le kayak a deux jours ! Sur le lac de Villerest près du pont de Presle.

…

À cette époque, nous vivions à Ankara en Turquie, mais nos vacances d’été nous ramenaient régulièrement en France, plus précisément à Joeuvres, dans la propriété de mes beaux-parents, au bord de la retenue du barrage de Villerest, près de Roanne, dans la Loire.

Nous sommes à la mi-août 2002 et l’heure du retour vers la Turquie approche. Mais cette année-là, le programme avait connu quelques modifications. Marie ayant été victime d’un accident de cheval, nous n’avions pas fait le voyage en voiture. Conséquence inattendue : notre brave Klepper allait devoir rejoindre l’Anatolie par la voie des airs !

Ah ! Une dernière précision avant de poursuivre. Vous aurez sans doute remarqué que je qualifie le Klepper d’« increvable ». Pourtant, à ce stade de notre histoire, notre embarcation n’a pas encore reçu de petit nom.

Il faudra patienter jusqu’au troisième épisode pour découvrir les circonstances qui lui vaudront ce qualificatif. Et croyez-moi, ce n’est pas simplement une formule publicitaire empruntée au catalogue du fabricant !

Cède machine à explorer, découvrir et rêver…

À VENDRE : KLEPPER, MACHINE À RÊVES, GRAND VOYAGEUR CHERCHE NOUVEAU CAPITAINE !

photo prise le 14 octobre 2026

Toutes les photos prises le 14 octobre 2026 à l’occasion d’une revue générale

Il a traversé des BRAS de mers, remonté des fleuves, pris l’avion et vu du pays. Aujourd’hui, il cherche quelqu’un pour écrire la suite de son histoire.

Costa Brava en Espagne

Il est des séparations plus difficiles que d’autres. Celle-ci en fait partie.

Après des années de bons et loyaux services, je me résous à mettre en vente mon Klepper, kayak pliant à voile, vétéran des mers et infatigable collectionneur de souvenirs.

Et des souvenirs, celui-là en a plein les membrures !

Son carnet de navigation ferait pâlir d’envie bien des voiliers beaucoup plus prétentieux.

La mer Égée, la mer Noire, l’Adriatique, la mer de Marmara, la Costa Brava, la lagune de Venise… Il a fréquenté les côtes françaises, les pertuis rochelais, l’île de Ré, le Fier d’Ars. Il a navigué sur les lacs de France et d’Anatolie, exploré des fleuves et des rivières, de la Kızılırmak — la rivière Rouge de Cappadoce — jusqu’aux arches du château de Chenonceau. Il a goûté aux eaux de la Loire et, bien entendu, à celles du Rhône.

Et j’en oublie certainement !

Neuvic lac de la Triouzoune

Un vrai bateau de voyage. Avec cette particularité assez rare : il pouvait prendre l’avion dans ses bagages !

Tout a commencé à Ankara…

À l’époque, coincé pour raisons professionnelles sur le plateau anatolien, je cherchais désespérément un moyen de naviguer. La solution est arrivée sous la forme d’un Klepper : un kayak pliant, transportable en avion, capable de se transformer en véritable bateau une fois assemblé.

Très vite, le kayak s’est vu équipé d’un gréement, puis de portants stabilisateurs. Le paisible kayak devenait un petit voilier, capable de m’emmener beaucoup plus loin que prévu.

Il a même connu son heure de gloire sur Internet avec son propre site, « Le Blog du Kayak Pliant », qui rassemblait à l’époque une jolie communauté de lecteurs.

Venise !

Alors, dans quel état est ce vieux baroudeur ?

Soyons clairs : ce n’est pas un bateau qui a passé sa vie dans un garage sous une housse immaculée.

Il a navigué. Beaucoup. Et cela se voit.

Mais il a aussi été entretenu et réparé au fil de ses aventures.

  • L’ossature en bois est en parfait état. Un couple, endommagé lors d’une de mes toutes premières navigations en Turquie, a été remplacé.
  • La peau en Hypalon est toujours étanche. Elle porte les traces de son histoire : rustines, applications de caoutchouc liquide et petites interventions destinées à préserver son étanchéité. En réalité, elle n’a connu qu’une véritable perforation, au tout début de sa carrière. Cela ne l’a pas empêché de naviguer pendant bien des années.
  • Le gréement et les portants stabilisateurs sont présents. Tout l’équipement qui a permis de transformer ce kayak en petit voilier fait partie de l’aventure.

Bref, il ne sort pas d’une vitrine, mais il n’a pas dit son dernier mot !

Une occasion rare : tout est là !

Ceux qui connaissent les kayaks pliants Klepper savent qu’il ne s’agit pas de jouets bon marché.

Acheter aujourd’hui un kayak pliant, lui ajouter un gréement, des stabilisateurs et réunir tous les équipements nécessaires à la navigation représenterait un budget conséquent.

Ici, l’ensemble existe déjà. Il a été équipé, adapté, optimisé et surtout longuement éprouvé sur l’eau.

Pour celui qui aime bricoler, améliorer et personnaliser son bateau, il existe même une autre perspective : lui offrir un véritable refit, comme disent les gens de mer qui aiment les mots anglais.

Une peau neuve chez Klepper, pourquoi pas de nouvelles voiles taillées sur mesure, et voilà notre vétéran prêt à retrouver une seconde jeunesse.

Mais ce n’est nullement une obligation pour commencer à profiter du bateau.

Pourquoi le vendre, alors ?

C’est la question qui fâche.

Parce que les années passent, que les habitudes changent et qu’il faut parfois se résoudre à faire de la place.

Aujourd’hui, Venexiana monopolise l’essentiel de nos sorties nautiques. Et pour les escapades improvisées, il me reste le Nomad, mon kayak gonflable, léger et rapidement mis à l’eau.

Ajoutons que naviguer à trois, avec Raoul, notre chien, à bord du Klepper, relève désormais davantage de la partie de Tetris que de la croisière contemplative.

Alors plutôt que de le laisser attendre une hypothétique prochaine aventure, je préfère le confier à quelqu’un qui saura lui redonner le goût du large.

À qui s’adresse ce bateau ?

À un amoureux des bateaux qui ont une âme.

À un navigateur curieux qui préfère les criques désertes aux marinas bondées.

À un voyageur qui rêve d’emporter son embarcation là où les autres ne peuvent pas emmener la leur.

À un amateur de voile légère, de kayak, de bivouacs et de liberté.

A quelqu’un qui ne dispose que de peu d’espace pour pour stocker un bateau… Combien de fois l’ai monté dans le salon d’un appartement pour bricoler le soir après le boulot…

Sur le balcon à Ankara !

Ou simplement à quelqu’un qui comprend qu’un bateau n’a pas besoin de mesurer dix mètres pour vous emmener au bout du monde.

Ce Klepper a déjà traversé plusieurs bras de mer, navigué sur deux continents et vécu plus d’aventures que bien des bateaux flambant neufs.

Il lui reste certainement de belles histoires à écrire.

Seulement, cette fois, ce ne sera plus avec moi.

À vendre donc : un Klepper, son gréement, ses stabilisateurs, ses rides, ses souvenirs… et un sérieux potentiel d’évasion.

Les souvenirs, je les garde. Le bateau, je le transmets.

Prix : 2 000 euros — Renseignements et photos complémentaires sur demande.

PS : Il n’a jamais demandé à prendre sa retraite. C’est moi qui ai décidé à sa place. Et je ne suis pas certain qu’il soit d’accord.

Inventaire :

  • Klepper Aerius II (09/08/2002)
  • Deux pagaies doubles démontables en bois origine Klepper
  • Une pagaie simple en fibre
  • gréement Klepper : mat, bôme pic, grand voile, foc, dérives latérales + spi asymétrique
  • portants gonflables (importés du Canada)
  • pontage Klepper bi place
  • pontage Klepper mono place
  • chariot de transport pliable
  • sacs de transport
  • Un safran spécial permettant d’adapter un moteur Torqeedo est fourni en plus du safran d’origine mais, le moteur n’est pas inclus dans la vente.

Photos prises le 14 octobre 2026 à l’occasion d’une revue générale

L’affaire est dans le sac … 3 sacs pour le kayak proprement dit – 1 sac gréement – 1 sac portant – 1 sac pour les jupes (peuvent être casées dans un des sac gréement ou portants- chariot

Itinéraire salé d’un marin d’eau douce ou comment j’en suis venu au voile aviron. (22)

L’Increvable, petit voilier faisant accessoirement office de kayak !

Au tout début des années 2000 nous avions posé nos valises à Ankara. La mer était loin, mer Noire ou mer Egée il fallait se taper des kilomètres pour rejoindre les côtes. Dommage car les rivages d’Asie Mineure offraient un terrain de jeu infini pour les plaisirs de la navigation côtière. Plus près de la maison, nous avions de grands lacs, dont un tout proche de la ville, Eymir Gölü.

Sur la terrasse de notre appartement d’Ankara

J’avais songé à ramener la Marie Charlotte à l’occasion d’un retour en France mais les démêlés que j’avais rencontrés avec la douane et l’administration turque m’avait quelque peu refroidi… Acheter un bateau sur place était une possibilité. On trouvait quantité de ports de plaisance et le marché de l’occasion offrait des opportunités intéressantes. Mais encore une fois les distances étaient grandes de la capitale aux plus proches rivages.

C’est alors que j’eus l’idée d’importer le seul bateau qu’il était possible de transporter avec soi, y compris en avion : un kayak pliant. J’avais tout de suite jeté mon dévolu sur la gamme Klepper car j’avais vu qu’il était possible d’ajouter un gréement qui transformait leurs esquifs en véritables petits voiliers biplaces.

Une image sur la mer Egée, une photo que j’avais vu longtemps « piquée » par un revendeur de kayak sur le net !

C’est donc un Aerius expédition doté d’un gréement qui allait devenir le bateau sur lequel j’allais le plus naviguer et surtout dans des endroits les plus divers.

Il est vrai que les débuts sur la rivière Kızılırmak, la rivière rouge en Cappadoce, avaient été difficiles ! Ce fut l’occasion de le baptiser l’Increvable !

Passage triomphal sous le Rialto à la fin de la Vogalonga à Venise

Très vite donc mon kayak allait devenir « un authentique petit voilier faisant accessoirement office de kayak » ! Plus tard, j’allais le doter d’outriggers pour le stabiliser dans la houle avec des vents portants et même à la fin d’un petit moteur électrique.

Si je devais résumer toutes les navigations, l’inventaire serait un peu long ici… J’avais créé un site qui s’intitulait « le blog du kayak pliant » où je racontais toutes mes navigations en y incluant des prolongements sur l’environnement historique et culturel qui les entouraient. Un site pas mal fréquenté à l’époque…

On peut en retrouver la trace (en cliquant sur l’image ci dessous) :

J’avais déménagé le « blog du kayak pliant », autrefois site autonome sur cet ancien blog

On retrouvera également dans différents articles dans l’Os quantité de récits et d’illustrations de mes différentes pérégrinations ainsi que des améliorations apportées à ce kayak au fil du temps.

Oui, vraiment, beaucoup navigué ! Des lacs en France, en Turquie, des rivières et des fleuves, En mer, des rivages de la mer Égée ou de la mer Noire à l’océan Atlantiques et aux pertuis rochelais… La Costa Brava en Espagne.

Si je devais conserver deux images marquantes, j’ai en tête le somptueux passage sous les arches du château de Chenonceau à la voile et la traversée de Venise lors de la Vogalonga en 2007… Mais combien d’autres se bousculent encore !

Chenonceau sur le Cher.

Alors oui, j’ai eu d’autres kayaks, des gonflables. D’abord un Solar qui était lui aussi parti en Turquie avec l’idée de disposer d’un bateau plus souple pour passer en douceur les rapides de la Kızılırmak qui avait fracassé mon pauvre Klepper. Et puis le dropstich est arrivé qui procurait une rigidité importante aux kayaks gonflables. Alors ce furent le Yakkair one et les Nomad de Bic dont on trouvera beaucoup d’illustrations sur ce blog avec le fameux concept Kayak + vélo + remorque + matos de camping …

A suivre …

Aller courage ! encore une étape, un bateau et nous arriverons au canot voile aviron ! Prochain épisode : Venexiana 4 !

Encore avant, la toute première mise à l’eau.

Extrait du blog du kayak pliant

Le début …

samedi 10 août 2002

L’Anatolie aux collines de paille. Le chant des muezzins, avec pour seules vagues le relief hittite. La mer, pardon les mers étaient lointaines… une grosse journée de route.

J’en avais marre.

Plus près il y avait des rivières et des lacs et la furieuse envie de naviguer dessus.

Alors cet été là, à Lyon, chez Kwa j’avais acheté mon Klepper.

Le plus beau des kayaks pliant.

Trois sacs … même pas de suppléments de bagages, merci Turkish Airlines et voilà le bateau arrivé en Turquie.

Auparavant nous l’avions essayé sur le barrage de Villerest dans la Loire, suivi d’une descente du fleuve en amont de la retenue jusqu’à Roanne. A ce moment le kayak n’avait pas encore de voile…

La Loire, barrage de Villerest – été 2002