Tout avait mal commencé !

Extrait du blog du kayak pliant … en 2002

Ca passe ou ça casse …

DESCENTE DE LA KIZILIRMAK

vendredi 11 octobre 2002

Il était temps d’essayer le bateau…

Direction la Cappadoce, Avanos et le fleuve rouge : traduction littérale de KIZILIRMAK.

Au printemps j’avais déjà descendu le fleuve sur un canot raft, c’était la fin de l’hiver, il y avait beaucoup d’eau et quelques passages tumultueux. Là c’était différents, moins d’eau, moins de courant et surtout nous allions descendre en aval d’Avanos là où la rivière est plus calme.

Nous avons embarqué à la sortie d’Avanos, pour cette première descente. Benjamin et Maïgari avait embarqué. Il y avait peu d’eau et au passage de certaines gravières, le bateau raclait le fond mais tout allait bien.

Et puis nous arrivé au niveau d’une chute d’eau un peu plus forte, c’était juste sous un pont et tous les copains étaient en haut qui filmaient la scène. Je me souviens de mes dernières paroles : « ça passe où ça casse ! »…

J’ai senti la structure du bateau se déformer, des chocs violents sous le bateau, des secousses, de l’eau qui éclabousse partout et arrivé en bas… c’était cassé, le bateau prenait l’eau, la peau était percée…

Fin de la première navigation…

C’est à Ankara que j’ai réparé le bateau, j’ai fais venir de chez KWA un kit de réparation, rustine, pièces collages…. La structure avait un peu souffert, le couple n°5 était un peu abîmé, je l’ai redressé, consolidé à l’araldite. Depuis cette date l’ensemble tient le coup…

Et c’est ainsi qu’a été baptisé l’Increvable …

Port d’attache Avanos.

Concept… le kayak hybride !

Finalement améliorations après améliorations, modifications après modifications j’en suis arrivé à un résultat : le Klepper est devenu un bateau hybride fonctionnant à la voile, à la pagaie ou au moteur.

Et les trois en même temps s’il le faut !

Safran moteur : il manquait le dispositif de relevage : c’est chose faite !

Les avantages de ce bateau sont nombreux : même s’il demeure un petit bateau, une coquille de noix, il est très sécurisant : les outriggers lui assure une bonne stabilité : difficile de le mettre sur le toit ! En cas de crevaison de la peau les bladders lui assure une flottabilité. Si le temps est mauvais, je dispose également de deux jupes : une à un trou central si je navigue en solitaire ou deux trous pour le biplace.

Pagaie en carbone achetées après la Vogalonga de 2007 – Voile ferlée, foc sur emmagasineur – commande du moteur sur le bidon

Le chariot trouve sa place sur le pontage arrière en navigation (pas celui qu’on voit sur la photo ! ).

Pas de logistique importante puisque tout se démonte et trouve sa place dans ma petite Yaris…

Si je fais le bilan c’est le bateau avec lequel j’ai le plus navigué !

Sur la mer : Méditerranée, mer Noire, mer Egée, Atlantique, Pertuis Rochelais, Fier d’Ars… En rivières, lacs et fleuves : Kızılırmak (en Cappadoce), la Loire, le Rhône, le Cher : avec un passage à la voile sous les arches du château de Chenonceau. Et puis la lagune de Venise et Venise même lors d’une Vogalonga. Les lacs turcs d’Anatolie… Tout ceci a été raconté en son temps dans le blog du Kayak pliant …

Voilà après un long weekend de bricolage le prochain sera destiné à des essais sur le Rhône et puis si tout va bien une nouvelle virée sur la lagune de Venise à la fin du mois !

Safran moteur pour le Klepper

Le premier système que j’avais bricolé pour adapter le moteur Torqeedo sur le Klepper fonctionnait, mais à la voile le voile du safran était insuffisant pour diriger le bateau (essai sur la lagune de Venise).

J’ai donc fabriqué un nouveau safran/moteur. Certes il restera une trainée mais la surface du safran est au moins équivalente à celle de l’original. De plus une simple anneau brisé permet de permuter les safrans, pas en navigation bien sûr !

Adaptation moteur Torqeedo sur le Klepper

Voilà ç’est fait, j’ai craqué pour un moteur électrique Torqeedo Ultralight 403…

Il faut dire que tout l’ensemble, batterie comprise, pèse environ 7,5 kg ! Comparé aux 25 kilos de la batterie seule du moteur adapté dans un premier temps… il n’y a pas photo !

Seulement, problème, comment adapter un kit conçu pour être vissé sur le pontage d’un kayak rigide sur un un modèle en bois et toile ?

Je m’étais fixé comme objectif de ne procéder à aucune modification irréversible sur le bateau pas plus que sur le kit du moteur.

Après plusieurs tâtonnements et réflexions j’ai fini par admettre que le plus simple était de fixer le moteur comme j’avais procédé pour le premier modèle, c’est à dire à la place du safran.

J’ai commencé par rendre amovible le safran d’origine en gardant la tête  (en remplaçant le rivet par un axe à trou).

J’ai ensuite confectionné une petite pièce en tôle d’aluminium sur laquelle j’ai fixé l’axe du moteur (en utilisant des cerclages fournis avec le kit. De cette manière le moteur peut être relevé (comme l’était le safran original) et je continue de diriger au palonnier.

La batterie très légère est casée sous le pontage arrière et le boitier de commande trouve sa place sur le pontage.

Ne reste plus qu’à tester sur l’eau !

Le moteur en place, on voit la lame originale du safran posée dessous.

La batterie lithium ion derrière le siège.

Le boitier de commande sur le plat bord fixé par un des sandows qui sert à tenir les pagaies quand elles sont rangées sur le pontage.

… et bien sûr il me reste pas mal de matos non utilisé… peut être un jour avec un autre bateau ?