Archéologie numérique du kayak pliant – épisode 1.

Quand une vieille base MySQL recrache des histoires de navigation oubliées…

Ici débute mes recherches archéologiques numériques et pliantes..

Impossible aujourd’hui de retrouver la date exacte de naissance du Blog du kayak pliant, la plus vieille trace que je trouve c’est 2002. A cette époque je gérais le premier site internet de l’AS Maraudeur. Une aventure numérique qui m’avait également conduit à créer LVT – Les Voiliers Transportables.

Trois sites, trois projets indépendants, mais une même passion pour les petites embarcations et les navigations qui vont avec.

En 2002 nous résidions en Turquie à Ankara.

Deux années plus tard, changement de cap. De retour en France à La Rochelle, je lançais un blog personnel, baptisé Cahier Journal, et décidais peu après de regrouper une partie de mes publications sous un même toit. Le Blog du kayak pliant perdait alors son autonomie pour devenir une simple rubrique de ce nouvel ensemble. Le tout premier article qui débute le blog « cahier journal » est en date du 11 avril 2006 à 18:03:00.

C’est précisément cette rubrique que je viens de retrouver au cours de mes fouilles archéologiques dans les profondeurs de ma vieille base de données MySQL.

Et puisque les archives ont parfois du bon, voici, exhumée intacte, la présentation qui l’accompagnait à l’époque :

  • titre : le blog du kayak pliant
  • descriptif : Voyages concentriques plutôt à voile et un peu à la pagaie…
  • texte : Des lacs d’Anatolie aux rivages Atlantiques, des canaux de Venise aux arches de Chenonceaux, des conches marais poitevin aux lacs du Limousin, carnet de voyages et de balades nonchalantes d’un petit kayak à voile…

Voici donc le premier article du blog du kayak pliant que j’extrais de la base MySQL… Je vais suivre l’ordre chronologique des articles de la base, en sautant les articles qui ne concernent pas le sujet qui nous intéresse.

Photo prise le 11 août, 2002 le kayak a deux jours ! Sur le lac de Villerest près du pont de Presle.

…

À cette époque, nous vivions à Ankara en Turquie, mais nos vacances d’été nous ramenaient régulièrement en France, plus précisément à Joeuvres, dans la propriété de mes beaux-parents, au bord de la retenue du barrage de Villerest, près de Roanne, dans la Loire.

Nous sommes à la mi-août 2002 et l’heure du retour vers la Turquie approche. Mais cette année-là, le programme avait connu quelques modifications. Marie ayant été victime d’un accident de cheval, nous n’avions pas fait le voyage en voiture. Conséquence inattendue : notre brave Klepper allait devoir rejoindre l’Anatolie par la voie des airs !

Ah ! Une dernière précision avant de poursuivre. Vous aurez sans doute remarqué que je qualifie le Klepper d’« increvable ». Pourtant, à ce stade de notre histoire, notre embarcation n’a pas encore reçu de petit nom.

Il faudra patienter jusqu’au troisième épisode pour découvrir les circonstances qui lui vaudront ce qualificatif. Et croyez-moi, ce n’est pas simplement une formule publicitaire empruntée au catalogue du fabricant !

Essai Yakkair avec matos de rando

La Yakkair one n’est pas un gros porteur aussi j’ai laissé tomber l’idée d’embarquer un vélo pliant pour prolonger le voyage à terre…

Par contre je conserve l’idée de pouvoir tout transporter, kayak et matos de rando, une fois le tout plié.

Il est vrai que si on restait dans la philosophie du Yakkair le matos de rando devrait se réduire à sa plus simple expression : un sac de couchage… et encore.

Mais comme j’avais mis l’option confort… Le résultat en « chambre » semblait prometteur, tout tient dans le kayak, restait à tester sur l’eau pour voir le comportement du bateau.

Essai concluant ce dimanche 12 juin sur  lac de Naussac (près de Langogne) plan d’eau calme, pas de vent le matin et un bon thermique l’après midi. Mise à l’eau vers 11h et retour à 18 h.

Alors allons y , une remarque au passage les photos sont parfois trompeuses et ne reflètent pas exactement la réalité (volume par exemple).

Donc tout ce qui était sur la photo du Kayak dans l’appartement s’est retrouvé sur l’eau toute la journée (encore une fois conditions que l’on peut qualifier de calmes).

Première chose : le kayak était très manoeuvrable, j’ai pagayé toute la journée sans problème avec même parfois un petit vent de face

Quelques remarques sur le matériel embarqué :

– la tente : j’hésitais entre une petite tente de rando très légère et une tente D4 2 secondes : et bien mon choix est définitif je prends la 2 secondes ! D’abord je n’arrive pas à remettre la main sur la première mais surtout j’ai placé la tente derrière le siège et alors là, miracle : le confort est extrême !!! C’est simple j’en viens presque à penser que je vais naviguer avec tout le temps !!!! Le dos est bien appuyé sur la tente qui trouve bien sa place (voir photos)

– Le matos de couchage : placé dans un sac étanche il ne gêne pas et question matelas le gros matelas gonflable ne prend pas beaucoup de place (moins qu’un auto gonflant) avec un confort « comme à la maison »… Reste la solution d’utiliser le plancher du Yakkair. Je ne suis pas chaud, d’abord et c’est son avantage c’est une planche de bois ! On peut le dégonfler un peu mais il ne vas rester grand chose et puis je crains de l’esquinter…

– Le sac à dos de transport du Yakkair  va pile poil sur l’arrière du bateau et s’accroche avec trois mousquetons, une fois en place il offre un intéressant volume de rangement (sur les photos il semble imposant mais c’est surtout du volume, pas trop de poids).

– Je retiens l’idée d’un sac étanche sous les genoux qui doit encore améliorer le confort et centrer les poids.

– les affaires de toilette c’est juste une serviette, un savon de Marseille, une brosse à dent…

– Les fringues : je vais revoir la liste et prévoir le minimum.

– L’iPad c’est pas une vanne, ce n’est pas encombrant et c’est une mine d’usages et de services (mais ça c’est un autre sujet !)

– Quant à la voile je n’imagine pas une seule seconde de m’en passer (c’est simple elle fait partie de l’équipement de base du bateau !)

Le tout est transportable à dos d’homme donc possible de revenir au point de départ par un transport collectif ! Autonomie totale !

Sète Bordeaux en kayak !

Et celle là de navigation, elle n’est t’y pas belle ?!!

Bon c’est « sans voile » me direz-vous mais avouez que voilà une aventure qui a du panache ! Et de toute façon sur un canal la voile ce n’est pas forcément ce qui convient le mieux pour la propulsion des embarcations !

Allez régalons encore et encore de ce merveilleux film ! Chapeau Tancrède et merci pour ce beau récit en image….

Les fantômes de San Giorgio in Alga

… Il paraît que certaines nuits sans lune des fantômes tristes embarquent sur des gondoles grinçantes … ils fuient les incendies de leur monastère dévasté et glissent sur les eaux noires de la lagune loin de leur île de San Giorgio in Alga…

…

Retour à Fusina d’où nous nous étions élancés il y deux ans pour la Vogalonga.

 

Cette fois il s’agit d’explorer à la voile les îles de la lagune qui sont nombreuses. Plus ou moins importantes, habitées pour les unes ou désertes pour d’autres, ceinturée de murs de brique pour les protéger des « acqua alta »

San Giorgio in Alga est l’une d’entre elles située entre Giudecca et Fusina.

Elle fut le siège de nombreux monastères : celui des bénédictins créé en l’an 1000 puis celui des Canonici Regolari di San Giorgio in Alga, ordre fondé en 1397 dans lequel se formèrent les futurs papes Eugène IV, Grégoire XII et Laurent Justinien.

A partir de l’incendie qui survint en 1717 et qui détruisit une grande partie du complexe, l’île tomba en désuétude. En 1799, elle fut le siège d’une prison politique avant d’être, comme elle l’est aujourd’hui, complètement abandonnée.

Le soleil étant de retour sur la lagune, nous avons, nous avons quitté le port de Fusina , franchi avec prudence le chenal des gros navires et tiré un long bord de près vers la Giudecca et le Lido.

Ensuite, au portant, dans cette lagune des merveilles nous avons paresseusement fait le tour de san Giorgio in Alga, au ras des murs de brique, dans le silence et le calme de l’île fantôme…