La Misaine bleue à Arradon. Jour 1 : l’île d’Illur en tirant sur le bois mort.

La Misaine Bleue c’était l’occasion rêvée pour se consoler de notre piteux ratage de la semaine du golfe… 

Nous avions déjà navigué dans le golfe. C’était au siècle dernier… Nous étions une petite flottille de Maraudeurs et nous logions au camping du Rohu à Saint Pierre Quiberon. Nos bateaux étaient mouillés devant le camp.

Les Maraudeurs à Quiberon – escale à Méaban avant d’entrer dans le golfe.

Loulou Blancaneau, une figure de l’AS Maraudeur, avait un copain à Conleau. Nous avions traversé la baie, puis le golfe, passé une soirée mémorable et bien arrosée puis une nuit dans nos bateaux. Je me souviens que j’étais amarré à une barge d’ostréiculteur et que Benjamin notre petit dernier avait été littéralement dévoré par des hordes de moustiques !

Les moussaillons n’étaient pas vieux ! Raspoutine c’est notre Maraudeur avec le nom en cyrillique !

Retour le lendemain à Saint Pierre de Quiberon.

C’est curieux, je n’ai aucun souvenir des courants, sauf à la sortie, au retour, avec la curieuse sensation d’une sortie en boulet de canon dans une mer qui ressemblait plus à cet endroit à un torrent de montagne !

Mais revenons à cette Misaine Bleue 2025.

Organisé par l’AS SEIL voile aviron, c’est notre deuxième participation à la Misaine Bleue. L’année dernière nous étions au Minhic, sur la Rance, un chouette plan d’eau (les photos)

Nous avions prévu d’arriver à Arradon bien avant le début officiel des festivités pour régler avec Emmanuel certains détails de la construction du bateau que ce dernier devait nous construire en fin d’année.

Le début de la semaine n’était pas encourageant, bourrasque, vent fort, pluie diluvienne, une veine que nous ayons choisi l’option bungalow au camping de l’Allée à Arradon. Pas de navigation au début mais de belles balades entre deux saucées et une bien sûr une visite chez Ans et Emmanuel. Ce dernier va commencer la construction pour Hervé d’un Silmaril dont il vient de recevoir le kit, le nôtre devait suivre…

La flottille est basée dans le port d’Arradon, nous avons un ponton à disposition. Pour ma part j’aurais préféré rester à terre, le chariot de mise à l’eau et le poids léger du Skerry autorisant des manoeuvres faciles mais, on me m’indique que ce n’est pas possible…

Cherchez Charlie ! On notera que le beau temps est revenu !

Surprise ! La première journée est marquée par la pétole ! Mais alors, une vraie pétole ! Nous allons devoir sortir les avirons ! Et vous savez comme j’adore ça ! Bien entendu, je n’ai pas jugé pertinent de recourir à la risée Torqeedo. Pas de ça dans les rassemblement, je réserve son usage pour les balades sur les plans d’eau intérieurs. Et puis on peut espérer que le vent va se lever !

Alors, direction Illur en faisant le tour de l’île d’Ars en poussant et tirant sur le bois mort !

Calme blanc sur le golfe…

En route, nous faisons escale sur la plage de Brouel. Raoul court se dégourdir les pattes.

Nous repartons et toujours pas de vent. Nous gardons tout de même les voiles hautes… on ne sait jamais et puis dans le Skerry où la place est comptée il conviendrait de caser le gréement et cela complique encore la tâche pour le misérable galérien que je suis.

Terre !

Enfin nous atteignons Illur !

On pourrait penser que nous avons coupé à travers la pointe de l’île pour gagner notre destination, disons que c’est plutôt une coquetterie du GPS !

Depuis son rachat par le conservatoire du littoral, l’île d’Ilur est gérée depuis janvier 2009 par le parc naturel régional du Golfe du Morbihan. Ce qui en fait un endroit protégé.

Conséquences : il est interdit de beacher et les chiens sont interdits sur l’île. Il convient de s’amarrer « en marguerite » autour d’une bouée .

La marguerite. NB : j’ai les noms des dangereux contrevenants qui se sont échoués sur la plage au mépris des règlements de la République. Ils peuvent me contacter en MP pour fixer le prix de mon silence…

Comme Raoul est interdit de plage nous décidons de rester avec lui à bord du bateau, amarrés à la Marguerite pour déjeuner.

Raoul, notre bosco, reste à bord biscotte Illur is not dog friendly …

Enfin le vent daigne se lever et le retour vers Arradon peut s’effectuer à la voile. Jusque ce qu’il faut pour terminer le tour de l’île d’Ars et tirer quelques bords carrés pour se glisser entre les deux Logoden, les îles situées juste avant Arradon avant de regagner le port.

Nous commençons enfin à refaire connaissance avec les courants que nous avions dans le nez cette fois ci !

Retour à la voile !

Le soir, une fois les bateaux amarrés dans le port, place aux agapes ! Comme d’habitude, apéro et repas convivial avec au préalable une conférence fort intéressante sur le parc régional du golfe du Morbihan.

C’est alors que l’information qu’Yves vendait son Silmaril me parvint aux oreilles…

Les rassemblements et les râteaux de l’année 2025.

Cette année nous aurons eu le plaisir de participer à plusieurs rassemblements, trois pour être exact mais, également d’en rater trois. Match nul !

Terre et Der avec l’AS.SEIL voile-aviron où à chaque fois on se dit que c’est la dernière fois que l’on vient, parce que « hein ! faire des ronds dans l’eau, même si le lac est vaste, se glisser entre les arbres immergés… tout ça on connaît » ! Et puis, bien sûr chaque année on y retourne car rien ne remplace la joie de retrouver les copains et que les routes de la campagne de Haute-Marne sont si agréables à parcourir dans la verdure du printemps…Pur ceux qui ne sont jamais venus : plein de photos ici, histoire de vous donner envie.

Ensuite, il y a eu le gros raté de la Semaine du Golfe. Jamais je crois que je n’avais préparé le bateau avec autant de minutie, tout était programmé, le camping, la réservation des navettes.

Oh ! ça on est parti, nous avons pris la route. La Bretagne c’est loin, nous avions du temps, j’avais prévu une étape. Un camping entre Nantes et Poitiers, totalement peuplé d’anglais, une merveille de camping avec un gazon comme on n’en voit que les jardins des demeures de la perfide Albion. Un restau so british où notre repas du soir s’est composé de fish and chips arrosé de bière. Alors quoi, tout baignait ? Ben non… Marie déjà peu fringante au départ a été malade toute la nuit. Et pas qu’un peu… Si bien qu’après une nuit blanche, j’ai pris la décision de jeter l’éponge et de rebrousser chemin. Retour à la maison.

Camping de la Courte vallée à Airvault, en route pour la semaine du golfe !

Grosse frustration, même si, avec le recul, notre petit Skerry aurait été pas mal bousculé par les conditions météo de cette édition.

J’avais focalisé toute mon attention sur cette fichue semaine du Golfe mais un autre rassemblement calqué sur celui-ci avait lieu cette année et de surcroît près de chez nous : Barrutlatge, sur l’étang de Thau. Avec en ligne de mire, la ville de Sète que nous aimons tant .

Oui mais, voilà j’avais négligé l’inscription et c’était trop tard le nombre maximum de bateaux autorisés pour participer étant atteint. 

Deuxième râteau

Heureusement il restait les Voiles d’en Haut sur le lac de Serre Ponçon organisées par l’association Rivages de Mediterranée et cette fois ce fut la bonne !

L’été se déroulait et au mois de juillet, c’était Festivoiles dans l’Aveyron sur le lac de Pareloup. Un rendez-vous que nous ne manquions pour rien au monde pour les navigations bien sûr mais surtout pour le repas aveyronnais avec les copains !

De nouveau la malchance allait frapper. Repas du 14 juillet en famille, beaucoup de petits enfants qui cavalent de partout dans la maison. Marie se démène pour son repas et paf avant-midi, malaise. Résultat, après-midi aux urgences à l’hôpital de Vienne. Conséquence, le rassemblement de Pareloup est annulé… Jamais deux sans trois le compte est bon.

Bon pour nous consoler, nous irons tout de même y passer une semaine en août, une fois le calme revenu dans la maison. L’occasion de retrouver des copains. Le lac est magnifique, le camping formidable, En fait c’est un club de voile « qui fait aussi camping ». Nous renouons avec l’ambiance des clubs que nous avons connus et fréquentés au CVL à Lyon ou à Vassivière.

Camping à Pareloup ! (note : le verre gradué Arwen Marine permet de respecter les doses recommandées par la faculté).

Un seul bémol mais, il est de taille : la présence en ce mois d’août d’une quantité phénoménale de ces foutus Jet-skis qui nous empoisonnent l’atmosphère avec leur bruit et nous secouent avec le clapot croisé qu’ils génèrent. 

En cherchant bien, on trouve des coins tranquilles loin des jet-skis…

Et puis, à la fin de l’été, restait La Misaine Bleue à Arradon. Revanche sur le gros raté de la semaine du Golfe, alors pas question de manquer notre coup ! 

Et cette fois le succès allait-être au rendez-vous ! 

Mais ceci est une autre histoire !

Les rassemblements de voile aviron de cette année 2024

La « saga » de mes anciens bateau n’est pas tout à fait achevée, d’autant que je m’aperçois que j’en ai oublié un. J’aurai l’occasion d’y revenir mais, en attendant voyons le présent où en étant plus précis, le passé proche.

Nous avons participé avec Pirate du Rhône à trois rassemblements de voile aviron qui auront ainsi marqué ainsi cette première partie de l’année 2024.

Tout d’abord, le rendez vous de Terre et Der sur un plan d’eau que nous connaissons bien : le lac du Der en Champagne.

A l’origine, deux manifestations convoquaient les voiles-avirons sur ce lac du centre de la France. En premier lieu le « RAM », rassemblement Arwen Marine à la fin du printemps sur un plan d’eau bien empli des pluies de l’hiver. « Terre et Der » à l’automne, organisé par l’AS Seil sur un plan d’eau en partie vidé qui offre la particularité de pouvoir observer de nombreux oiseaux migrateurs, des grues en particulier. Emmanuel Conrath le génial constructeur de bon nombre de nos petits bateaux ayant émigré en Bretagne, le RAM du Der a fusionné avec Terre et Der pour une seule et même édition à la fin du printemps.

Vue « traditionnelle » : nous évoluons au lieu des arbres immergés ! Tiens c’est Bernard et son doryplume !

Si le dernier Terre et Der d’automne s’était déroulé sous une soleil presque estival, ce ne fut pas le cas de cette nouvelle édition 2024 ! Pluie, vent et fraicheur étaient au rendez-vous !

Malgré des conditions météos maussades, l’amitié, le plaisir de se retrouver et des éclaircies nous ont permis de vivre malgré tout une superbe édition grâce au travail de nos amis de l’AS Seil !

Et des photos ici

Quelques semaines plus tard, nous nous étions dit : « cette fois fois, c’est bon, l’été est en approche, nous allons enfin profiter du soleil ! A l’initiative de Francis, nous étions quelques uns à nous retrouver sur le lac de Saint Point sur le Doubs.

Et paf… rebelote ! Pluie et vent de nouveau ! Pô grave, de nouveau les copains, la joie du camping sous les averses… Et quand même au moins un jour de temps clément !

Et puis la possibilité de délaisser un moment nos bateaux pour des escapades dans les montagnes environnantes (voir les photos dans le lien ci dessous.)

Des photos du rassemblement ici

Comment ? Encore le Doryplume de Bernard dans un temps de demoiselles à St Point… le jour où il a fait beau !

Enfin l’été est là et le temps est venu de mettre le cap sur Festivoiles sur le lac de Pareloup dans l’Aveyron !

Nickel ! au début soleil et petit temps ! Parfait pour initier mes deux petits fils venus du Nouveau Monde aux joies de la voile et du camping !

Disons le tout de suite, Festivoiles, on y vient pour naviguer, mais ce n’est pas l’essentiel ! D’abord, il y a toutes les copines et les copains mais surtout : le repas Aveyronais !!!

Des photos de l’édition 2024 : ici

Ah ! mes amis échoués sur des plages vaseuses de Bretagne à gloutir vos tristes sardines à l’huile… songez une minute au melon et son jambon de pays, à la saucisse aligot, à la petite glace au lait de brebis, au pinard, à la gnole et au coucher de soleil sur le lac…

Il file l’aligot !

Prochaines étapes le lac de Garabit sur la Truyère pour le 15 août et en septembre « la Misaine Bleue » sur la Rance avec les amis de l’AS Seil !

Pour se lancer dans la voile aviron : trois bons bateaux à vendre !

En ce moment trois bateaux de copains sont proposés à la vente.

Les trois sont des « voile-avirons » mais avec des programmes et des budgets qui diffèrent quelque peu.

Tout d’abord le Skerry de Jérôme est toujours en vente.

L’avantage d’un Skerry c’est sa légèreté … c’est aussi son inconvénient ! Mais voilà un bateau qui simplifie considérablement la logistique en particulier pour sa mise à l’eau. Une personne seule peut effectuer la manoeuvre simplement et pas besoin de manoeuvrer la remorque avec la voiture pour accéder à la cale : Jérôme a conçu un chariot qui trouve ensuite sa place dans le bateau, C’est d’ailleurs ce système que j’ai adopté pour Pirate du Rhône. Des trois bateaux présentés ici, c’est aussi le plus petit budget. L’annonce est ici

Ensuite avec un programme qui est proche mais un bateau plus confortable (plus creux) le Morbic 12 de Francis. Ce dernier change de mode de navigation et souhaite se consacrer désormais exclusivement au kayak, c’est la raison de la vente.

La qualité de la construction, le souci du détail sont époustouflants ! Tout est pensé, testé, réalisé avec une qualité et une minutie qui frisent la perfection ! Cette fois le budget est plus conséquent mais le prix est totalement justifié !

Caractéristiques détaillées du Morbic 12 sur le site de François Vivier.

Contact du vendeur : francis.debecker AROBASE skynet.be

Enfin le Rog 15 de William.

Cette fois, si on reste dans la catégorie « voile aviron » on pousse le concept dans ses retranchements ! Doté d’une petite cabine il abrite même deux couchettes. Pour moi c’est un peu le Maraudeur du XXI ème siècle ! Mais tellement plus logeable, léger rapide, William l’a même équipé de foils ! Sans hésitation le bateau qui me semble le plus adapté pour les raids côtiers. Le bivouac devient un luxe avec un tel bateau ! en vente ici