Rassemblement « les voiles du bassin de Thau »

Jean Marie Vidal fait partie de ces navigateurs mythiques qui ont peuplé mes rêves quand j’étais ado… L’époque de la mythique transat quand traverser la mare aux harengs relevait encore de l’exploit. Il finit 3ème de cette course sur Cap 33 en 1972 derrière Alain Colas et son Manureva et Jean Yves Terlain sur  Vendredi 13…

C’est dire que recevoir un courrier de ce grand navigateur en réponse à ma demande de renseignements pour le rassemblement des voiles de l’étang de Thau constitue pour moi un grand plaisir et un honneur !

Bonjour

Ce message pour confirmation du rassemblement « Les Voiles du Bassin de Thau » cette année au mois de juin.

De manière très synthétique, je peux vous exposer le pourquoi et le comment de ce projet.

Investi depuis des années dans tout l’éventail des activités nautiques (à l’échelle locale, régionale, nationale ou internationale), languedocien d’origine et de cœur, je suis un militant passionné qui cherche à développer une culture, un esprit et une image plus maritime de ma région, de mon département.

Observateur attentif de ce qui se passe ailleurs, l’exemple de ce que sait faire la Bretagne, le Finisterre en particulier, m’inspire souvent quelques idées.

En l’occurrence, je constate que ce département a su parfaitement marier l’histoire, le patrimoine maritime avec sa culture artistique, culinaire, et j’observe à quel point un événement tel que « La Semaine du Golfe du Morbihan » a su fédérer la population locale tout en déclenchant un intérêt touristique très important, qui dépasse ses frontières.

( voir le site « Les Voiles du Golfe du Morbihan »)

Le Bassin de Thau présente diverses caractéristiques qui permettent de le comparer au Golfe du Morbihan : plan d’eau fermé et protégé, avec un caractère identitaire très marqué et de petits ports sur son linéaire littoral qui ont su garder taille et âme humaine.

Bien évidemment cette comparaison doit être conduite avec modestie, la taille de notre Bassin de Thau est plus réduite, mais je ne suis pas persuadé que nos produits locaux ne soient pas au moins aussi nombreux que ceux du Finisterre : huitre, moule, tielle, rouille, macaronade, brasucade, les fritures, les moules et encornets farcis, les vins, le Picpoul, le muscat, nos chants occitans, nos barques traditionnelles, la catalane, la nacelle….etc.

 Le projet était donc trouvé : susciter sur ce plan d’eau, en s’appuyant sur les villages portuaires qui l’entourent, un regroupement nautique avec des voiliers de caractère, de taille modeste et raisonnable afin de respecter l’environnement naturel auquel les professionnels que sont les ostréiculteurs et conchyliculteurs sont à juste raison très attachés.

Par ailleurs, de la même façon que les bretons ont su créer un rassemblement des premiers bateaux de plaisance, les « Muscadets », dessinés par un architecte de chez eux, Philippe Harlé , nous voulons nous aussi mettre en avant un bateau du premier temps de la plaisance, le « Trident 80 », dessiné par un régional Daniel Tortarolo et construit chez nous en Languedoc

Ainsi donc, pour cette première édition d’une manifestation que nous voulons pérenne, nous nous appuyons essentiellement sur le village de Marseillan comme port base, même si nous irons visiter durant les quatre jours de cette opération les autres ports de la lagune.

Je précise que le programme sera adapté en fonction de la météo et des potentiels de vitesse des bateaux

J’ai oublié de vous dire que le nom choisi pour ce rassemblement était « Les Voiles du Bassin de Thau », la mention du nom du Bassin étant pour nous obligatoire.

Nous avons obtenu un début de communication média dans les supports véliques (Voile Magazine et Voiles et Voiliers), La Gazette de Montpellier a prévu un article d’information, nous avons fait avec Christian Dorques (Président de la Voile latine à Bouzigues) un enregistrement à Radio Lengadoc.

Une page Face book a été créée et un site internet est en cours de réalisation.

Je suis à votre disposition pour vous fournir plus de détails si nécessaire, et restant dans l’attente je vous prie de recevoir l’expression de mes meilleures salutations.

Jean Marie  VDL

Sur l’étang de Thau avec le Klepper  en mai 2014 avec Marcel et son orchestre !

Rassemblement Arwen Marine !

Depuis que Skerry 33, devenu Pirate du Rhône, est venu mouiller cet hiver dans le garage de la maison nous n’avions pas encore eu l’occasion de le mettre véritablement à l’eau pour enfin l’essayer…

Il faut dire que le premier temps libre a été consacré à la réfection de la remorque puis pour la suite les conditions météo, les obligations familiales et professionnelles n’ont pas permis d’aller plus loin.

Alors comme le premier événement inscrit au calendrier était le rassemblement d’Arwen Marine direction le lac du Der Chantecoq !

on the road

Sur la route le bateau est vraiment léger, c’est à peine si on le sent derrière notre petite voiture… La route est donc avalée sans difficulté … Sauf un incident dans les derniers kilomètres alors que nous venions de quitter l’autoroute. Soudain, un bruit de casseroles, les sangles qui retenaient la plaque d’immatriculation se sont cisaillées et la plaque traîne par terre… Heureusement j’avais prévu un renfort en fil de fer qui a partiellement tenu … Bref peu de dégât mais cela aurait pu être pire…

Moralité la plaque sera désormais boulonnée sur la remorque, d’autant plus que je n’ai pas besoin de tremper la remorque pour mettre à l’eau.

Arrivée le vendredi en toute fin d’après midi au centre Roger Govin où nous sommes hébergés.

Nous filons vers la cale et déjà bon nombre de bateaux sillonnent sur le plan d’eau. Il fait encore bon, le vent est léger… des conditions idéales pour un premier essai mais il se fait tard et pas question de rater l’apéro qui s’annonce !!!

Sur la cale vendredi soir, les copains sont déjà sur l’eau !

Bref à demain donc.

Ce soir Benoît arrose la mise à l’eau de son Silmaril, construit en un temps record avec Emmanuel  pour être prêt pour le rassemblement.

apero

Samedi matin. La météo morose annoncée est au rendez vous. Un vent soutenu, une bonne brise dirons nous, quelques rafales, rien de très méchant mais un froid de canard et quelques averses sur le coin de la figure…

Nous décidons de mettre à l’eau. Le bateau est gréé (avec un ris) en un clin d’œil, c’est un de ses gros avantages !

Gréé avec un ris

Mais je commets l’erreur de vouloir partir aux avirons… Hors l’aviron ce n’est pas vraiment mon truc… Résultat avec le vent aux trois quart de face, un petit clapot vicieux et les avirons qui se barrent des tolets  nous voici vite à la ramasse qui dérivons à vitesse grand V vers le pont tout proche. Je tente d’aborder mais les copains me crient le mât ! le mât !

Hop heureusement en clin d’œil il est abaissé à plat pont. Dans la bagarre Marie se prend un petit coup sur la cafetière … Mais les copains sont là, la catastrophe est évitée et le bateau rejoint le bord où nous le hissons sur la grève.

Première mise à l’eau piteuse  …

Comme il ne fait vraiment pas chaud et que j’ai vraiment besoin de tirer quelques bords tranquilles pour connaître les réactions du bateau, je décide de poursuivre la navigation sur le plan d’eau voisin plus abrité, plus plat afin de m’exercer à l’aviron… Après tout dans voile-aviron il y a « aviron » et il va bien falloir par les maîtriser ces fichus bouts de bois !

Et vogue la galère !

Donc remise à l’eau, cette fois sans gréement, (c’est tellement facile de tout déposer !) et en voiture Simone !

Le bateau est léger, très léger ! Comme le fardage est assez important il est très sensible au vent. Je commence à comprendre l’utilité des deux gros bidons de 40 l (que je n’ai pas emporté) pour lester l’embarcation et lui donner de l’erre. Malgré tout, en s’y prenant calmement je finis par progresser correctement et remonter face au vent. C’est quand même bougrement couillon de progresser dos à la route… bref… ce n’est pas un canoë ou un kayak, il faudra m’y faire !

Comme un Cavelier  a pris tout seul la poudre d’escampette et file vers le fond du plan d’eau, nous allons le rechercher et du coup je me repaye une traversée complète face au vent. Au bout du lac, on retrouve même un clapot assez haché. Dans ces conditions la progression est assez difficile, il faut souquer ferme pour avancer, surtout ne pas se cramer et tenter de gagner des zones plus manoeuvrantes. Mais retour sans problème.

Bref le Skerry, non chargé c’est un vraiment un bouchon sur l’eau !

Finalement le soir, le cocktail  : aviron plus, grand air, plus super soirée projection conférence fait que je plonge rapidement dans le sommeil du juste !

Dimanche matin miracle ! Le froid polaire annoncé n’est pas franchement au rendez-vous, il fait frais certes, mais il y a du soleil et une petite brise.

Exactement ce qu’il faut pour enfin tirer quelques bords sereinement.

Et donc nous passons un agréable moment entre les bouées avec le reste de la flotte. Pas de problème, le bateau répond bien, un vieux réflexe me fait chercher les penons sur le bord d’attaque de ma voile… on en mettra !

Navigation tranquille !

La voile au tiers se révèle bien efficace et je note les quelques aménagements que je vais réaliser suite à ce premier essai, rien de bien révolutionnaire, encore une fois ce bateau est impeccable et a été superbement entretenu par Patrick son précédent propriétaire.

En plus comme nous avons eu lors des conférence du samedi soir une présentation du cabanage en Skerry, voilà que l’idée commence à trotter dans ma tête …

Voilà c’était notre premier rassemblement Arwen Marine… Superbement organisé par Emmanuel Konrath et son épouse. Des rassemblement j’en ai déjà organisé, Maraudeur au Lac de Grangent près de St Etienne et Blue Djinn à la Rochelle donc je mesure le boulot, la qualité de l’organisation et de l’accueil…

J’y ai trouvé tout ce que je cherchais : de superbes bateaux, des copains sympas, pas de prise de tête. Ce bateau est « facile » vite mis en oeuvre : de la remorque à la mise à l’eau tout se fait facilement à deux voir, seul. Sur l’eau le comportement est sain. Evidemment cela reste un petit bateau avec lequel il faut naviguer avec « son temps » qui pardonne bien des erreurs mais avec lequel comme toujours, il convient de rester vigilant.

A suivre donc… Très vite !

Méaban le Skerry le construit par Jérôme

et un lien vers d’autres photos

La Vogalonga… ah c’est du boulot !

Ramer sur la lagune c’est bien … mais justement il faut ramer !

Ou pagayer.. oh bon ça va !

Pour moi un bateau doit avant tout avancer avec le vent… ou le soleil … m’enfin, là, y a pas, il faut pousser sur la pagaie. Donc : ENTRAINEMENT !!!

Alors ça commençait mal, samedi tempête sur l’Auvergne, baston, 30 noeuds de vent … pas moyen de naviguer à Naussac…Dimanche la scoumoune : je me lève de ma chaise et crac lumbago ! Aïe plus moyen de bouger…

Lundi toubib et anti inflammatoire … Hum y’a bon Naproxène sodique générique de l’Apranax.

Mardi la carcasse refonctionne ! Direction Naussac, objectif ramer 10 bornes pour commencer.

Et bingo c’est fait !

Ah merde c’est du boulot la Vogalonga… La suite le week end prochain.

Et tiens il y a même un peu de rab. Ah non de d’là j’ai encore dépassé le plan comme au bon vieux temps de l’URSS !!!

 

 

Objectif Vogalonga 2012 !

Ouh là !!!

Voilà que je me suis inscrit pour cette épreuve que nous avions faite avec Marie en 2007 avec le Klepper. Cette fois ce sera avec le Yakkair.

Donc besoin d’entrainement, direction Naussac… Pas de bol pour la première tentative près de 30 noeuds de vent dans la rafales, le lac fumait !

Pas question de mettre les voiles… Donc plus de 30 km à se fader sur la lagune et dans Venise.