Croisière sur la Vorgine

Jeudi soir, invité par la Métropole de Lyon dans un cadre professionnel sur la péniche « La Vorgine » qui accueille habituellement des groupes d’enfants sur le Rhône et la Saône pour la découverte et l’étude des écosystèmes de nos deux belles rivières.

Un aller et retour du quai Leclerc sur le Rhône à l’île Barbe, occasion de redécouvrir notre ville, capitale des Trois Gaules, avec un nouveau regard, depuis le fleuve et la rivière.

Et puis en fin de soirée… une rencontre.

Les disques de Jean Michel Jarre, enfin les vinyles, je dois les avoir tous, ou à peu près…

Oxygène… Qui ne connait pas ?

Et bien nous avons eu la chance de faire la connaissance, non pas du musicien mais d’un autre artiste, Michel Granger, l’auteur des pochettes des disques…

Document unique ! Michel dédicace un de ses ouvrages pour un ami !

Une belle rencontre avec le peintre de la Terre …

Toutes les photos

Pirate du Rhône ?

Tiens au fait, pourquoi mon dernier bateau s’appelle-t-il « Pirate du Rhône » ?

Mes autres bateaux ont eu pour nom :

Brocéliande (Fireball), La Marie-Charlotte (Topper Cruz), le Citron 2 (Laser), Ondine (Primaat), Mary Ann (Vaurien), Raspoutine (Maraudeur), Octobre Rouge (Maraudeur) et puis la série des Venexiana (jusqu’au 4) (Trident 80, Etap 22i, Trapper, Blue Djinn).

Skerry 33 aurait pu s’appeler Venexiana 5…

Non, s’ il prend le nom de Pirate du Rhône c’est en référence avant tout  à ce fleuve que nous aimons tout particulièrement.

Pourtant les amateurs de flibuste seront déçus… Pirate du Rhône désignait en réalité des pêcheurs braconniers du fleuve…

Le film documentaire de 1933 de Jean Aurenche et Pierre Charbonnier nous fait revivre cette histoire…

On peut également citer le premier roman de Bernard Clavel paru en 1957 avec le titre éponyme .

Le livre raconte  lui aussi la vie de ces pêcheurs  et leur désarroi quand le fleuve sauvage se retrouve canalisé par les grands travaux de la CNR, la compagnie nationale du Rhône…

 

Descente du Rhône : le barrage d’Arras

Je continue mon petit travail de repérage dans mon secteur en effectuant une petit crochet avant de rentrer au Puy pour la semaine…

Nouvel obstacle dans la descente du Rhône : le barrage d’Arras (avec une variante à éviter : l’écluse de Gervans).

Pour le barrage pas de problème les cales sont bien annoncées et le portage nous permettra de nous dégourdir les jambes sur une distance de 600m environ.

Portage du barrage d’Arras

Une petite surprise … Il faudra faire attention aux moutons qui sont parqués sur les berges et qui contribuent à leur entretien : donc on referme bien les barrières !!!

Attention aux moutons !

Bien refermer la barrière (les rouleaux sont également censés empêcher le passage des brebis…)

Voici la cale pour le débarquement avant le barrage

La cale était un peu encombrée ce dimanche 26 mai 2013…

Et une belle cale pour remettre à l’eau dans le vieux Rhône…

Le barrage. beaucoup de bouillon mais cela se calme rapidement …

Pour ceux qui auraient loupé la sortie au barrage et se seraient engagés dans le canal il faudra aller jusqu’à l’écluse de Gervans…

Le canal et le vieux Rhône …

Le problème de l’écluse de Gervans c’est que s’il y a bien une cale pour débarquer, le ré embarquement est plus délicat … pas de cale, il faut gagner la berge du vieux Rhône après un portage de plus d’un kilomètre…

Cale de débarquement… jusque là ça va !

Mais ensuite portage sur 1200 m environ …

Pour remettre à l’eau dans le vieux Rhône

… en espérant qu’il n’y aura pas de pêcheur à ce moment !

Descente du Rhône, l’écluse de Sablons

Chaque fleuve possède ses caractéristiques et ses spécificités. Sur les Rhône se mêlent des portions sauvages et des parties canalisées pour la navigation commerciale.

Ainsi sur le Rhône on croise aussi bien des castors que des navires qui viennent du grand large, transporteurs fluvio-maritimes au long court….

Pour qui descend le fleuve en bateau, les parties sauvages sont accessibles aux seuls canoés kayaks à condition de s’affranchir du passage des écluses, de toutes façons interdites à nos embarcations légères.

Je voudrais ici aborder quelques précisions concernant un passage au niveau de Saint Pierre de Bœuf au sud de Vienne.

A ce niveau un choix semble s’opérer entre le cours ancien du fleuve et la partie canalisée.

Le fleuve canalisé :

La logique voudrait que l’on sorte de l’eau au barrage de Saint Pierre de Bœuf pour remettre à l’eau, soit dans le plan d’eau au niveau de la base nautique et d’eau vive, soit directement dans le fleuve après le barrage (il y a une belle cale…) pour traverser ensuite le site de l’île de la Platière et rejoindre Andance plus au sud.

Hélas … cette partie est interdite à la navigation en raison de son classement en zone naturelle. Le sujet a déjà été abordé dans le forum kayak (ici)

Dommage car voilà à quoi cela ressemble ;

L’alternative consiste à emprunter le bras canalisé du fleuve qui débouche sur l’écluse de Sablons. Le parcours est beaucoup moins intéressant puisque nous avons à faire à une navigation dans un véritable canal… Néanmoins le passage de l’écluse s’effectuera par un portage d’environ 800m.

Cale en amont de l’écluse :

Cale en aval juste après l’écluse : la pente est raide !

Conclusion : pour qui veut descendre le Rhône en canoë/kayak il s’avère indispensable de disposer d’un chariot de bonne facture pour s’assurer des portages sans fatigue.

….

Sur la descente du Rhône en kayak je conseille vivement la lecture du récit « d’Ours » sur forum kayak : descente de Mâcon à Pont Saint Esprit en mars puis la suite jusqu’à la mer en août en 2011 : ici ainsi que le récit de Rikou

Et puis la petite chronique des « Caprices d’un fleuve« .

Sinon j’ai toujours dans l’idée de mettre « bout à bout », toutes les infos pratiques sur la descente du Rhône de Lyon à la mer… (et bien ….yapluka….)