Itinéraire salé d’un marin d’eau douce ou comment j’en suis venu au voile aviron. (13)

Venexiana 2

Déjà lorsque j’étais à la recherche de mon premier bateau habitable, les modèles du constructeur belge Etap m’avaient tapé dans l’œil. Au début, il n’y avait au catalogue que l’Etap 20, un peu petit à mon goût, nous en avions visité un néanmoins et l’Etap 22 certes un peu plus grand mais un brin vieillot. Quand est sorti l’Etap 22i ce fut le coup de foudre !

D’une taille inférieure au Trident, outre son esthétique, il cumulait beaucoup d’avantages. Homologué insubmersible, plus besoin de radeau de sauvetage et de ses révisions périodiques couteuses. Moteur en puits, quasiment un inboard. Finitions impeccables et surtout avec sa quille rétractable, transportable sur remorque avec possibilité de le mettre à l’eau depuis une cale. On évitait aussi les grutages et les carénages ruineux.

Transportable ! Ici le bateau stationne chez mes beaux parents dans la Loire.

C’est chez le concessionnaire Etap de Palavas les Flots que l’affaire se conclut. Il nous reprenait le Trident par la même occasion.

Non ce n’est pas la baie d’Along, seulement celle d’Aigues-Mortes devant le Grau du Roi !

Et c’est ainsi que Venexiana 2, premier bateau habitable neuf allait faire nos beaux jours pour quelques étés…

Venexiana 2
Grand pavois le 14 juillet 1992

Un bateau facile à manœuvrer. Quand nous ne sortions pas en famille, laquelle au passage avait encore grandi, nous l’utilisions pour des escapades en solitaire. Pendant que maman faisait des ronds dans l’eau, papa gardait la marmaille dans la marina et lycée de Versailles ! Il est évident qu’un bateau de 6,50m n’est pas franchement prévu pour de longues croisières à six ! Une fois cependant nous avions embarqué toute la nichée pour aller passer une nuit dans un port voisin, aux Saintes Marie de la Mer. Ce fut la seule fois.

Bateau familial !

Le transportable c’est la possibilité de changer facilement de zone de navigation. En réalité mis à part des déplacements pour des hivernages à Avignon ou Roanne, nous n’avons guère utilisé cette option.

Nous avions quitté la Bulgarie pour une affectation plus lointaine en Afrique orientale à Dar Es Salaam en Tanzanie. Cela ne changeait pas grand chose, nous revenions l’été en France et nous avions Port Camargue comme point de chute.

Dans le chenal du port du Grau du Roi. Les bateaux sont pavoisés, c’est le 14 juillet !

Pourquoi allions-nous nous séparer d’un aussi chouette bateau ?

En 1990 nous étions revenu pour un temps de nos séjours à l’étranger et nous résidions à Lyon.

En mer, l’Etap était rapide, je tournais littéralement autour des bateaux de sa catégorie comme les Edel 6. L’envie de reprendre les régates me titillait. Nous nous étions inscrits à la Société Nautique du Grau-du-Roi Port Camargue. L’idée était de descendre tous les week-ends de régate à la marina. Mais patatras, une grossesse difficile nous interdit temporairement tout déplacement long en voiture. Qu’à cela ne tienne ! Le bateau étant transportable nous avions décidé de le remonter à Lyon et de profiter du plan d’eau du Grand Large en nous basant au CVL, Cercle de la Voile de Lyon. Un club que nous connaissions pour y avoir parqué le Fireball quelques huit ans auparavant durant nos études à l’École Normale.

Oui mais voilà, sur l’eau tout n’allait pas se passer comme prévu…

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