Construction d’un chariot embarqué de mise à l’eau pour le Skerry.

Lorsque j’ai acheté mon bateau celui ci était livré avec une remorque de route, mais pas de chariot de mise à l’eau.

Mon premier travail, sitôt arrivé à la maison, a d’ailleurs consisté à changer les roulements qui n’avaient pas bien supporté des immersions répétées.

Après avoir écrabouillé successivement deux chariots de mise à l’eau de planche à voile, trop légers pour un bateau comme le Skerry, j’avais acheté sur Internet un chariot « classique » .

Un peu aménagé, il faisait très bien l’affaire mais avec deux inconvénients : il était lourd et il fallait le ficeler sur la remorque pour le transport.

Résultat de recherche d'images pour "chariot de mise à l'eau"

De plus si la mise à l’eau est aisée avec ce type de dispositif, il faut quand même le remonter à la remorque et, suivant les endroits, l’attacher pour éviter de se le faire piquer…

Bref des avantages et pas mal d’inconvénients…

Par ailleurs j’avais reluqué depuis un moment le chariot que Jérôme avait imaginé pour son bateau à savoir un chariot qui épouse la forme du bordé pour être stocké à bord (après avoir démonté les roues. Jérôme explique tout ceci sur son blog.

J’ai donc commencé par étudier le modèle sur toutes les photos dont je disposais et puis je suis descendu à l’atelier.

Il me restait du contreplaqué marine de 9 mm / 5 plis, reliquat  de la construction du bateau de mon beau-père. Pour les dimensions je me suis calé sur celles du bouchain entre le banc et la cloison avant du bateau. Restait la courbe…

Bah, je ne me suis pas trop cassé la nénette… J’ai mesuré à peu près la distance de la corde sur le bateau en me plaçant au milieu de l’endroit  qui allait accueillir le futur chariot et j’ai tout simplement coupé une cale de l’épaisseur voulu. Ensuite je me suis lancé (je n’avais réalisé de pièce en lamellé collé…) .

La première lame ployé (avec la cale au milieu), la deuxième lame (un peu plus longue) par dessus, de la colle et des serre-joints et basta !

Lamellé collé…

Après séchage j’ai obtenu une belle planche courbée et qui épouse à peu de chose près le galbe du bateau.

La planche galbée obtenue après collage et ponçage.

Restaient les roues : j’ai réutilisé celle du chariot métallique (au passage celui reste toujours opérationnel : il suffit de les lui remettre  !

Pour rentrer dans l’espace prévu les axes de roues devaient êtres télescopiques. J’ai donc fabriqué des petites cales recouvertes de contre plaqué, collées et boulonnées.

Supports d’axe des roues.

Comme tout est du matériel de récupération (prélevé dans mes caisses de « çapeuservir » les axes en question, pour ceux que cela intéresse sont des restes d’armature d’un ancien auvent de caravane…

Les axes de roues boulonnés

Voilà l’ensemble est terminé. Les roues sont retenues par une goupille (de même au bout de l’axe).

Il ne reste qu’à vernir.

J’ai collé également une petite surface découpée dans un vieux tapis de gym à l’endroit ou repose le bateau quand il est porté.

J’ai enfint percé quatre trous pour faire passer deux sangles à cliquet pour maintenir solidement le chariot sur le bateau pendant les manœuvres.

les sangles
Le chariot
Goupille de roue
Vue de dessous

Les roues démontées et assurées dans le bateau

Le chariot embarqué, on voit les axes de roues avec les goupilles intérieures
et ça roule !
Prêt à descendre
Les sangles ne gênent pas
et voilà !


Laisser un commentaire